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Rejet de l’accord QVCT chez Orange : la CFDT alerte

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icone Extrait de l'hebdo n°4024

À la suite du référendum relatif à l’accord QVCT du groupe Orange, qui a reçu 63,31 % de “non”, ce dernier (signé par la CFDT) ne s’appliquera pas. Une situation dommageable pour les 71 651 salariés du groupe.

Par Emmanuelle Pirat Publié le 21/07/2026 à 12h00

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© CFDT Orange

Lors du référendum organisé début juillet au sein du groupe Orange, les salariés avaient deux possibilités : choisir le « oui » pour que l’accord QVCT1 – signé le 23 avril 2026 par la seule CFDT (la CFE-CGC et la CGT l’ayant refusé – s’applique à l’ensemble des vingt-quatre sociétés du groupe ; ou choisir le « non », rendant de fait l’accord nul et non avenu. C’est la seconde option qui l’a emporté, à la grande déception de la CFDT.

« Mais avec une participation à 18,72 %, soit 13 410 votants sur les 71 651 salariés, et donc une abstention de 81,28 %, on ne peut pas dire que cela représente un désaveu. C’est plutôt le silence qui a gagné, note Céline Marata, secrétaire fédérale de la Fédération CFDT Communication Conseil Culture. Les délais de préparation de ce référendum étaient, de toute façon, beaucoup trop courts pour avoir le temps d’expliquer les enjeux à l’ensemble des salariés. »

En effet, les militants CFDT n’ont eu qu’une petite semaine pour mener campagne et expliquer un accord de 50 pages ! La période de scrutin choisie, en toute fin d’année scolaire et au début des vacances d’été, n’a certainement pas aidé non plus à la mobilisation des salariés autour de cet enjeu de qualité de vie au travail. « Si l’accord avait porté sur des questions de rémunération, la participation aurait certainement été plus importante », remarque la militante.

Absence de protection dans les nouvelles filiales

Pourtant, l’accord présentait des avancées, selon la CFDT. Le texte organisait, à l’échelle du groupe Orange en France, l’évaluation et la régulation de la charge de travail (notamment en cas de réorganisation) mais aussi un dispositif renforcé de prévention du risque suicidaire ou encore un encadrement des effets de l’intelligence artificielle sur les conditions de travail. Surtout, il devait s’appliquer aux vingt-quatre sociétés du groupe, Orange SA et aux filiales le plus récemment intégrées (et qui donc n’avaient pas adhéré aux accords issus de la crise de la fin des années 2000 chez France Telecom).

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© Wingz

À propos de l'auteur

Emmanuelle Pirat
Journaliste

« Pour ces salariés, le statu quo n’est pas une protection mais une absence de protection », souligne Céline. Or, dans un contexte social dégradé au sein du groupe Orange, dont témoigne la dernière enquête triennale sur les conditions de travail et le stress au travail, un accord plus protecteur en matière de santé physique et psychique des travailleurs aurait été nécessaire…