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Biélorussie : une campagne pour soutenir les syndicalistes emprisonnés

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iconeExtrait de l’hebdo n°3851

Depuis la répression qui s’est abattue sur le mouvement syndical en avril 2022, une quarantaine de syndicalistes ont été emprisonnés ou assignés à résidence. Lizaveta Merliak, du BITU, appelle à la solidarité internationale et invite les adhérents CFDT à participer à la campagne en ligne pour leur libération.

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 29/11/2022 à 13h03

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« Nous exigeons l’abandon des poursuites et la libération immédiate de tous les syndicalistes indépendants en Biélorussie, lançait à Melbourne Lizaveta Merliak, du Belarusian Independent Trade Union (BITU), Syndicat indépendant biélorusse, affilié au BKDP (Belarusian Congress of Democratic Trade Unions). Actuellement, il y a au moins vingt-trois syndicalistes détenus ou à liberté limitée, huit syndicalistes purgent des peines de prison, deux sont assignés à résidence, tandis que d’autres attendent d’être jugés. » Parmi eux, le président du BKDP, Aliaksandr Yarashuk, emprisonné depuis six mois et dont l’état de santé ne cesse de se dégrader. « On ne peut pas tuer un état d’esprit, on ne peut pas tuer une idée », poursuit la syndicaliste, contrainte de s’exiler en Allemagne, où elle poursuit en compagnie d’autres personnes sa mobilisation, avec détermination et conviction.

Le prix du soutien à l’Ukraine

En juillet dernier, la Cour suprême du pays avait ordonné la dissolution de l’ensemble des organisations syndicales biélorusses. Le dictateur Alexandre Loukachencko et les autorités du pays ont accusé les syndicalistes d’être des « agents occidentaux », menaçant de quinze ans d’emprisonnement tout militant qui participerait à des mouvements de grève. Derrière cette menace, les syndicats biélorusses payent également leur soutien à l’Ukraine et à ses citoyens. Une campagne en ligne a depuis été lancée par le BKDP et l’association Salidarnast – largement soutenue par le mouvement syndical international réuni du 17 au 22 novembre à Melbourne dans le cadre du cinquième congrès de la Confédération syndicale internationale.

Devant les délégations du BKDP, Laurent Berger a d’ailleurs réaffirmé le soutien de la CFDT à l’ensemble des militants poursuivis par le pouvoir en place, exigeant « la libération immédiate de celles et ceux qui sont attaqués à cause de leur engagement syndical ».