Appel à la grève à Pôle emploi le 1er février

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iconeExtrait de l’hebdo n°3807

L’intersyndicale demande de revaloriser les salaires, de stopper la dégradation des conditions de travail et de redonner du sens au travail… au nom de la qualité du service rendu au public.

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 18/01/2022 à 13h00

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© Pôle emploi

Partout, le malaise grandit chez Pôle emploi. Les diverses interpellations adressées à la direction, restées sans effet, ont convaincu les organisations syndicales de Pôle emploi (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, Snap, SNU, STC, Sud et Unsa) d’appeler les 55 000 agents de l’opérateur public à la grève le 1er février afin de se faire entendre. Le dernier mouvement national à Pôle emploi, pour protester contre la réduction d’effectifs, remonte à novembre 2018. Aujourd’hui, les effectifs sont là, ou presque – le PLFSS1 ayant acté pour 2022 le recrutement de 600 agents supplémentaires dédiés à l’accompagnement des jeunes en contrat d’engagement.

Mais les conditions d’exercice des agents n’ont cessé de se dégrader. « Pas un jour sans un nouveau plan d’action, de nouvelles exigences gouvernementales, et toujours à marche forcée », déplorent les syndicats, citant le plan pour les demandeurs d’emploi de longue durée présenté à la fin septembre 2021, le nouveau Contrat d’engagement jeune (CEJ) ou le renforcement du contrôle de la recherche d’emploi dans un contexte de durcissement des règles de l’assurance chômage.

« Tout cela accroît la charge de travail et rend plus difficile l’exercice de nos missions. » Au-delà, c’est une perte de sens que dénoncent les agents, bien décidés à envoyer un « message clair » à la direction générale de Pôle emploi à leur ministre de tutelle. « Tous reconnaissent que, durant la crise sanitaire, l’ensemble du personnel a toujours été au rendez-vous, sans ménager ses efforts pour être à la hauteur des attendus, précise la PSTE1-CFDT. Mais cela ne se traduit pas dans les faits. »

Reconnaissance salariale

Les faits, c’est aussi, comme dans de très nombreux secteurs, la question des salaires, que les agents veulent voir revalorisés. « Pas un jour sans de nouvelles hausses de prix, notamment l’énergie, les carburants, le logement, les dépenses contraintes, quand nos rémunérations stagnent depuis plusieurs années et quand l’inflation atteint 2,8 % fin 2021 », écrivent les syndicats. D’ailleurs, aujourd’hui, plus de la moitié des salariés de Pôle emploi sont éligibles à la prime inflation.