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Extrait de l'hebdo n°4022

À l’appel d’UNI Europa, la Fédération syndicale européenne des travailleurs des services, la CFDT Services, avec d’autres organisations syndicales françaises, ont manifesté devant le ministère de l’Économie et des Finances, à Paris, le 1er juillet. En cause : la réforme européenne des marchés publics en cours d’élaboration à la Commission européenne, qui pourrait avoir des effets sur les conditions d’emploi des travailleuses et travailleurs de la propreté, de la sécurité privée ou encore de la restauration collective. « Avec la sous-traitance, explique Sandrine Villalon, secrétaire nationale de la Fédération des Services, le coût de la prestation pose toujours question. Et les entreprises prestataires prennent les salaires comme variable d’ajustement, avec un nivellement par le bas. Ce qui fait qu’il n’y a pas d’investissements dans les conditions de travail, la formation… »
La nécessaire introduction de critères sociaux
Une délégation a été reçue au ministère de l’Économie. C’est en effet au ministre qu’il reviendra de porter la position de la France concernant le futur texte européen. « Nous avons expliqué que nous souhaitons l’introduction de critères sociaux comme le respect du dialogue social, de la négociation. Et aussi des critères environnementaux dans les appels d’offres. » La première mouture du futur texte européen aurait dû être publiée le 1er juillet. Finalement, ce sera en septembre. Les organisations syndicales seront de nouveau reçues au ministère à cette occasion, leur a-t-on promis. « On a notre carte à jouer. Il faut inverser la clé d’entrée financière qui tire tout le monde vers le bas ! », affirme Sandrine Villalon.