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Extrait de l'hebdo n°4030

Bis repetita. À la recherche de sources d’économies pour boucler son budget 2027, le gouvernement choisit, une nouvelle fois, de ponctionner l’excédent de l’Unédic à hauteur de 2,1 milliards d’euros. Un montant qui s’ajoute donc aux 12 milliards d’euros déjà prélevés entre 2023 et 2026, et qui risque de peser lourd sur les finances du régime. Pour justifier cette énième ponction, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, met en avant les réformes qu’il a poussées – comme la réduction de la durée d’indemnisation post-rupture conventionnelle et la réforme modifiant l’assurance chômage des travailleurs frontaliers adoptée au Parlement européen en juillet dernier – et qui laissaient au régime envisager un excédent en 2027. Problème : l’Unédic comptait sur ces nouvelles recettes pour réduire sa dette, celle-ci risquant d’atteindre 61,5 milliards d’euros fin 2026.
Alerte unanime
Fin juillet, les partenaires sociaux avaient alerté, dans un courrier commun au Premier ministre, sur les risques d’un recours accru à l’endettement, « dans un contexte de taux élevés, notamment pour financier jusque-là les charges liées aux décisions étatiques passées », à commencer par la dette Covid – assumée pour moitié par l’assurance chômage. De nouveau, fin septembre, la présidente et le vice-président de l’Unédic ont donc écrit aux parlementaires – ils auront à examiner les textes budgétaires –, les alertant sur « les conséquences d’une dégradation financière supplémentaire du régime qu’induirait la poursuite des prélèvements de l’État sur ses recettes […]. Il est crucial de laisser le régime se désendetter afin qu’il puisse continuer à jouer son rôle d’amortisseur économique et social face à d’éventuelles crises à venir ».