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Partage de la valeur : l’impossible entente ?

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iconeExtrait de l’hebdo n°3856

Les organisations patronales ont communiqué leurs axes de travail. Pour la CFDT, on est encore loin de trouver un accord, alors que la négociation doit se terminer le 30 janvier.

Par Fabrice Dedieu— Publié le 11/01/2023 à 13h00

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© CFDT-IBM - DR

Déjà deux mois qu’organisations syndicales et patronales ont lancé la négociation nationale interprofessionnelle relative au partage de la valeur. Et à quelques semaines de la réunion censée être conclusive, prévue le 30 janvier, les partenaires sociaux n’ont pas encore trouvé de terrain d’entente. Les séances du 20 décembre 2022 et du 6 janvier 2023 ont notamment été consacrées à l’examen des axes de travail proposés par le patronat. Dans le document transmis aux organisations syndicales, le Medef, la CGPME et l’U2P comptent nettement plus sur l’information et les rappels pour encourager les entreprises à mettre en place l’un des dispositifs (participation, intéressement, prime de partage de la valeur…) que sur de nouvelles obligations.

Un projet de texte CFDT attendu

« Le patronat demande aussi la suppression du forfait social, des cotisations sociales sur l’abondement versé sur le PEE1 des salariés, détaille Luc Mathieu, le secrétaire national chef de file CFDT. Nous estimons que ces mesures coûteront entre 3 et 4 milliards d’euros. Le patronat en souhaite toujours plus sans forcément donner en échange. » Difficile, donc, qu’un accord puisse émerger dans de telles conditions. D’autant que la CFDT milite pour la généralisation de la participation à toutes les entreprises, avec une nouvelle formule de calcul, ce que les organisations patronales refusent. Elle rappellera une nouvelle fois ses revendications, lors des prochaines réunions, à travers le projet d’accord national interprofessionnel qu’elle va proposer.

En cas d’échec de la négociation, le gouvernement et la majorité se tiennent en embuscade, en poussant pour un « dividende salarié obligatoire » – en l’occurrence en imposant aux entreprises de verser un dividende à leurs salariés si elles en versent déjà un à leurs actionnaires.