Les travailleurs de la “deuxième ligne” méritent mieux que la revalorisation du Smic !

iconeExtrait de l’hebdo n°3791

Par Luc Mathieu— Publié le 21/09/2021 à 12h00

Luc Mathieu, secrétaire national de la CFDT
Luc Mathieu, secrétaire national de la CFDT© CFDT

À propos de l'auteur

Luc Mathieu
secrétaire national de la CFDT

Ils ont permis d’éviter que le pays ne s’écroule au plus fort de la crise sanitaire, souvent en prenant des risques pour leur santé : les travailleurs de la deuxième ligne ne doivent pas être les laissés-pour-compte de la reprise !

Les employeurs ne peuvent se cacher derrière la hausse de 2,2 % du Smic (qui ne fait que rattraper l’inflation…) pour refuser d’ouvrir des négociations dans les branches. Celles-ci permettraient d’assumer les promesses faites depuis le début de la pandémie : reconnaître à leur juste valeur les missions de ces salariés.

Face au peu d’entrain des organisations patronales à jouer le jeu, le gouvernement doit intervenir afin d’éviter les propositions indécentes de certains employeurs, en conditionnant le versement des aides publiques à un dialogue social de qualité. De même, en tant qu’acteur économique, l’État doit changer les modalités de la commande publique et cesser de tirer les prix vers le bas.

Aujourd’hui, les travailleurs de deuxième ligne méritent mieux qu’une hausse de 35 euros bruts par mois. Au-delà du salaire, ce sont également les questions d’organisation et de conditions de travail, d’articulation des temps et de parcours professionnel qu’il convient de traiter. La CFDT pèsera de tout son poids pour que s’ouvrent des négociations dans les branches concernées en vue d’aboutir à une reconnaissance nécessaire, digne de ces travailleurs.