Les bénévoles du congrès de Bordeaux sont fin prêts et motivés

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icone Extrait de l'hebdo n°4013

Du 22 au 26 juin, Bordeaux accueillera le 51ᵉ congrès confédéral, au cours duquel la CFDT élira notamment ses représentants et fixera sa feuille de route des quatre années à venir. Afin de garantir la bonne marche de ce rendez-vous, de nombreux bénévoles s’activeront en coulisses. Le 15 avril, tous se sont déjà réunis au Palais 2 l’Atlantique, théâtre de l’événement, à l’occasion d’une répétition grandeur nature.

Par Guillaume LefèvrePublié le 02/06/2026 à 12h00

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© Stéphane Vaquero

Le compte à rebours est lancé. Dans vingt jours, le Palais 2 l’Atlantique de Bordeaux (Gironde) ouvrira ses portes sur le 51e congrès confédéral de la CFDT. Les 350 bénévoles néoaquitains qui accueilleront les 3 000 congressistes, militants CFDT, syndicalistes européens ou internationaux et d’autres partenaires auront revêtu leurs plus beaux habits orange.

Pendant cinq jours, de 7 à 20 heures, ils se relaieront pour assurer une organisation fluide et garantir la bonne tenue des débats et des interventions. Accueil, sécurité, logistique, gestion des flux, respect du timing : ce ne sont pas les missions qui vont manquer. Un véritable défi logistique que l’équipe organisatrice est prête à relever grâce à l’engagement et à la disponibilité des bénévoles.

Parmi eux, les deux tiers sont des « primo-congressistes ». « Ils sont nombreux à participer pour la première fois à un congrès, souligne Grégory Gaudel, secrétaire général de l’Union régionale interprofessionnelle accueillante. C’est une excellente nouvelle, cela témoigne de l’envie des adhérents d’être des acteurs de la vie de l’organisation. » Autre satisfaction, le fait de retrouver des adhérents venant des douze départements de la région la plus vaste de France.

De gauche à droite : Ève Piquer et Laure Pelletier, les coordinatrices régionales du congrès.
De gauche à droite : Ève Piquer et Laure Pelletier, les coordinatrices régionales du congrès.© Stéphane Vaquero

« Tout le monde est content d’être là. Cela fait deux ans que nous préparons ce grand moment. Nous sommes dans les starting-blocks. Ça devient de plus en plus concret. On a hâte d’y être. Les volontaires sont pleins d’énergie et super motivés », confient Ève Piquer et Laure Pelletier, les deux coordinatrices régionales de ce grand raout quadriennal, le premier dans la région depuis celui de 1985 (en l’occurrence le 40e congrès confédéral).

Un moment de convivialité et de rencontres

Johan Jublin, délégué syndical à la Macif, fait partie de ces primo-congressistes et attend le jour J avec impatience. L’originaire de Niort (Deux-Sèvres) n’a pas hésité une seconde lorsqu’il a appris que la région cherchait des bénévoles. Celui qui sera chef d’équipe chargé de l’accueil est fin prêt « à vivre et à faire vivre à tous les congressistes un super moment de convivialité, de partage et de rencontres professionnelles et interprofessionnelles ».

Une euphorie partagée par Priscilla Colin, adhérente du Syndicat des Banques et Assurances du Nord Aquitaine (Sybana). Primo-congressiste également, elle a vu une occasion unique d’apporter sa pierre à l’édifice CFDT : « C’est un moment extrêmement important dans la vie de l’organisation. C’est aussi un moyen de se rebooster dans nos actions du quotidien, de se prendre un bon shoot d’énergie collective, pour en ressortir plus fort. »

Après avoir participé au congrès de Rennes (en 2018), Sabrina Concas, élue CSE à France Travail et chef de « groupe accueil », se dit heureuse de pouvoir de nouveau participer à cette aventure « depuis l’arrière ». Selon elle, « le D de démocratie, ça ne se joue pas que dans les entreprises, ça se joue aussi en interne ; c’est important de participer à la vie démocratique de l’organisation ». Ce sont à peu près les mêmes mots qu’emploie Fabienne Rostoll, de la mission locale de Mérignac (Gironde) et adhérente au Synami CFDT1. « C’est un moment fort de notre vie démocratique. Ça se passe chez nous, on se devait d’être là ! »

“Nous étions une bande de copains”

Pour Marielle Dussol, 70 ans, le congrès bordelais constitue un véritable retour aux sources. Cette ancienne auxiliaire de vie puéricultrice, retraitée de la fonction publique territoriale du Bouscat (Gironde), n’en est pas à son premier coup. Elle revient sur ses premiers pas dans le domaine du syndicalisme…

Il y a quarante et un ans, alors jeune adhérente, elle était chargée de l’accueil lors du 40e congrès confédéral, qui se déroulait à quelques centaines de mètres du Palais 2 l’Atlantique. Militante un jour, militante toujours. Son meilleur souvenir ? « J’ai énormément ri. On était une bande de copains, on ne se prenait pas la tête, on était heureux d’être là. Concernant les débats, je dois bien avouer que je ne comprenais pas tout et que je n’avais pas forcément conscience des enjeux. »

Régler les derniers détails

Afin que cette expérience soit la plus agréable et la plus fluide possible, les équipiers ont pu tester le matériel qui sera utilisé toute la semaine, à l’image des « douchettes », ces lecteurs de code-barres qui autoriseront l’entrée sur le site. « Plus on répète, plus on anticipe, plus nous serons efficaces », rappelle une cheffe d’équipe chargée de l’accueil, pendant que Céline Portalet, du Syndicat Santé-Sociaux du Béarn (Pyrénées-Atlantiques), s’exerce à flasher les codes QR. « On veut faire en sorte que tout se déroule au mieux et que tout le monde passe un bon moment », rebondit Lucie Vincent, du Syndicat emploi du Grand Sud-Ouest (Segso). Éva Giraud, élue à la clinique privée Richelieu à Saintes (Charente-Maritime), assurera quant à elle le contrôle des badges et orientera les congressistes. Elle veut pouvoir « vivre la démocratie syndicale de l’intérieur et une expérience humaine grandiose ».

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© Stéphane Vaquero

Les bénévoles chargés de la sécurité ont, de leur côté, eu l’occasion d’arpenter en tous sens le bâtiment et de se familiariser avec les multiples acronymes correspondant à leurs missions. Derrière les C, on retrouvera les coordinateurs ; derrière le PC, le poste de commandement, le centre névralgique organisationnel du congrès. Partout on s’affaire, on écoute les consignes, on règle les derniers détails.

À propos de l'auteur

Guillaume Lefèvre
Journaliste

« Plus on s’approche du jour J, plus on mesure l’ampleur de ce qui nous attend. Mais nous sommes plus excités que stressés, confie Grégory Gaudel. Les bénévoles, ces femmes et ces hommes jeunes et moins jeunes, salariés, agents publics ou retraités qui font la CFDT Nouvelle-Aquitaine vous attendent de pied ferme. Ils donneront le meilleur d’eux-mêmes et le meilleur de nos territoires. »

Bordeaux, c’est demain ! À très bientôt !