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Extrait de l'hebdo n°4004
Le 27 mars, le tribunal des affaires économiques de Paris a acté le redressement judiciaire de cette association nationale à but non lucratif. Une décision saluée par la CFDT Santé-Sociaux qui redonne espoir aux 2 000 infirmières de la structure.

« Enfin une lueur d’espoir pour les salariés », écrivent conjointement la CFDT Santé-Sociaux et l’Unsa Santé Sociaux Privé, après le verdict de la juridiction parisienne. Il était temps. Depuis plusieurs mois, une zone de turbulences secoue l’association, chargée de coordonner le travail entre médecins généralistes et les 2 080 infirmières qu’elle emploie pour le suivi des patients atteints de maladies chroniques. En juillet 2025, l’Igas1 pointait déjà de multiples dysfonctionnements au sein d’Asalée. De son côté, l’association avait déposé, au début du mois de mars, une déclaration de cessation des paiements devant le tribunal des affaires économiques de Paris – et ce, sans avoir versé les salaires de février 2026 à ses salariés.
« Si cette décision permet de sauvegarder l’outil de travail à court terme », elle ne règle pas la question du financement, avertissent la CFDT Santé-Sociaux et l’Unsa Santé Sociaux Privé. Les deux organisations appellent donc la Cnam2 à « rapidement réenclencher le financement nécessaire à la poursuite de l’activité ».
Les salariés percevront leurs salaires impayés
Les deux organisations syndicales plaident également pour la mise en place d’une convention pluriannuelle entre Asalée et la Cnam, seul outil à même de garantir la pérennité de l’association, de sécuriser les emplois et la continuité des soins. Mais attention, une entente au rabais ne peut être envisagée. « [Ladite convention] défendra les conditions d’emploi, de travail et d’exercice auxquelles sont fortement attaché·es les salarié·es qui sont les garantes de la qualité d’un accompagnement que tout le monde salue. [Les conditions actuelles] ne sauraient donc être remises en cause », écrivent les organisations dans un communiqué commun.
Autre bonne nouvelle, la mise en redressement judiciaire permettra aux salariés (dont une large majorité de femmes) de bénéficier du régime de garantie des salaires (AGS) et de recouvrer les sommes dues par leur employeur. « Malgré l’absence de salaire depuis février 2026, elles ont continué à accompagner leurs patient·es », souligne le binôme syndical.