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La recherche économique et sociale au service des syndicats

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iconeExtrait de l’hebdo n°3855

Un passage par l’Ires s’imposait à l’occasion de ses 40 ans. L’Institut de recherches économiques et sociales est un organisme unique en son genre, dont il faut préserver la spécificité.

Par Nicolas Ballot— Publié le 03/01/2023 à 13h00

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© Ires

« On a besoin de l’Ires pour que les organisations syndicales soient nourries par ses recherches et qu’elles puissent peser dans le débat public. » Laurent Berger s’est fait le porte-parole des cinq autres numéros un d’organisation syndicale présents lors de la table ronde clôturant le colloque « Enjeux de la recherche pour les syndicats dans un monde en mutation », organisé à l’occasion des 40 ans de l’Ires, au Cese1 le 13 décembre dernier.

Créé en 1982 par la CFDT, la CFTC, la CGT, FO, la CFE-CGC et la FEN (devenue depuis Unsa Éducation) avec le soutien du gouvernement, l’Institut de recherches économiques et sociales a pour mission d’« apporter des éléments d’appréciation et d’analyse sur l’ensemble des questions économiques et sociales nationales, européennes et internationales qui intéressent les organisations syndicales ». Tout au long de la journée, chercheurs et personnalités sont revenus sur l’histoire singulière de l’institut, qui n’a depuis quarante ans cessé de « promouvoir une approche originale des relations entre la recherche et le monde syndical, sur des sujets qui appellent expertise, débat et controverse scientifique », a rappelé son président, Fabrice Coquelin.

L’étude du travail, de ses formes et conséquences

Financé par des fonds publics – « spécificité française, qui exige une bonne gouvernance et une transparence financière », insiste Laurent Berger –, l’Ires produit essentiellement deux types de travaux : des recherches et des analyses développées par son équipe pluridisciplinaire de chercheurs et des travaux de recherche propres à chaque organisation syndicale, regroupés au sein de l’agence d’objectifs. Et c’est bien là une particularité qu’il faut préserver, relèvent les six numéros un présents : « promouvoir un angle syndical dans ses recherches ».

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© Syndheb

C’est pourquoi le secrétaire général de la CFDT plaide pour que l’Ires « aille de plus en plus dans l’étude du travail, de ses différentes formes et de ses conséquences, de manière pluridisciplinaire ». Enfin, les leaders syndicaux présents sont tous d’accord sur un dernier point essentiel, résumé par Laurent Berger : « Il est de la responsabilité de nos organisations de rendre compte, de mettre en valeur et de diffuser le plus largement possible les travaux de l’Ires. » Un consensus qui augure bien des quarante prochaines années de l’institut ?