Extrait du magazine n°523
Non, le métier de paysagiste ne se résume pas à dessiner des jardins, à embellir des espaces verts et à choisir des fleurs pour les massifs. Ce métier, à la croisée de multiples disciplines, artistiques et techniques, est bien plus que cela ! Moins connu et moins bien compris que le métier d’architecte ou d’urbaniste, celui de concepteur paysagiste est pourtant fondamental pour la transformation de nos paysages, notamment à l’heure du dérèglement climatique.
En s’appuyant sur le vivant et sur les dynamiques naturelles, il propose des solutions différentes de celles de l’ingénierie pour répondre aux nouveaux risques et défis : hausse des températures, tensions sur les ressources en eau, perte de la biodiversité, érosion des sols, recul du trait de côte, risques d’inondations, etc. Au cœur du domaine de Versailles1, adossée au site du célèbre Potager du roi, l’École nationale supérieure de paysage est l’une des quatre grandes écoles en France qui délivrent le diplôme d’État de concepteur paysagiste. En son sein sont passées toutes les grandes figures du paysagisme – professeurs comme élèves. Aujourd’hui, les nouvelles pousses sont à pied d’œuvre…







![Alexandra Bonnet, directrice de l’ENSP, est confiante dans l’avenir du métier de concepteur paysagiste, « un métier au service des grands enjeux de territoire [et pour lequel] la demande est croissante ». Quid d’une potentielle concurrence de l’IA ? « Ce n’est pas pour demain. Un projet de paysage, c’est plus large qu’un projet d’aménagement. Il inclut une dimension et une expérience sensibles. » Propres à l’humain, donc.](https://api.www.syndicalismehebdo.fr/media/cache/article_image_full/uploads/media/2026/04/523-cfdtmag-portfolio-enspversailles-alexandra-bonnet-directrice-pgaillardin-69dcc1076a4ff877812172.jpg)
