Dans les transports, la CFDT réclame des mesures rapides sur les salaires et les conditions de travail

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icone Extrait de l'hebdo n°4032

Par Claire Nillus — Publié le 20/10/2026 à 12h00

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© SNTU - DR

Vendredi 16 octobre, plus de 2 000 salariés du transport urbain, rejoints par des salariés de la branche route, se sont mobilisés à l’appel de la CFDT pour dénoncer leurs salaires et leurs conditions de travail. À Paris, la délégation reçue dans le courant de l’après-midi par le conseiller social du ministre des Transports avait un objectif clair : obtenir le soutien du gouvernement afin de pousser les organisations patronales à rouvrir des négociations salariales.

Une nécessaire réouverture des NAO

Le SNTU1 CFDT réclame en effet l’ouverture de négociations sur les salaires depuis juin 2026, en vain. Et dénonce l’accord salarial de branche conclu en début d’année (+ 2 %), jugé insuffisant puisque après la dernière revalorisation du Smic, le premier coefficient de la grille conventionnelle ne le dépasse plus que de… trois centimes d’euro.

Alors que l’inflation atteint désormais 3,1 %, la CFDT a alerté sur le refus de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF) de rouvrir les négociations avant février 2027. « Le conseiller social du ministre s’est engagé à relayer notre demande auprès de l’UTPF, tout en précisant qu’il n’a pas de pouvoir d’injonction », indique Éric Hugon, le secrétaire général du SNTU.

Un coût domicile-travail toujours plus élevé

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Claire Nillus
Journaliste

Plusieurs autres difficultés ont été signalées par les militants : pressions sur des représentants du personnel, procédures disciplinaires contestables, amplitudes horaires élargies, coupures non rémunérées ou encore délais de prévenance jugés insuffisants. Dans le transport routier, la FGTE CFDT pointe le fait que les salariés subissent, eux aussi, la stagnation des rémunérations et la hausse des prix, et notamment le coût croissant des déplacements domicile-travail – les conducteurs étant contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour rejoindre leur dépôt. « Le risque, c’est un absentéisme accru dans un service public essentiel pour que les personnes puissent se déplacer et se rendre à leur tour au travail, précise Éric Hugon. Nous avons été entendus mais nous sommes toujours dans l’attente de solutions concrètes. »