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Extrait de l'hebdo n°4030

La direction de Stellantis a officialisé la mise à l’arrêt temporaire de quatre usines françaises à la fin du mois d’octobre. Cette décision brutale – annoncée en CSE le 29 septembre dernier – devrait impacter 8 400 salariés et 1 900 intérimaires des sites de Sochaux (Doubs), Rennes (Ille-et-Vilaine), Mulhouse (Haut-Rhin) et Poissy (Yvelines), contraints à l’activité partielle pendant une à deux semaines.
Pénurie de batteries haute autonomie et réduction des stocks
En guise de justification, la direction invoque une « gestion fine des stocks » face aux fluctuations du marché à Poissy, mais surtout une pénurie de batteries haute autonomie à Sochaux et Rennes, où la demande sur les versions électriques (Peugeot 3008, 5008 et Citroën C5 Aircross) est soutenue et « supérieure aux capacités actuelles d’approvisionnement », explique le constructeur. À Mulhouse, site confronté à une chute de production avant l’arrivée de nouveaux modèles, à l’horizon 2029, la mise en chômage partiel atteindra douze jours travaillés au total et devrait concerner la moitié des effectifs de l’usine.
Selon la CFDT, cette gestion au coup par coup de la transition électrique et des approvisionnements pèse une nouvelle fois sur le pouvoir d’achat des salariés. À Rennes, le délégué syndical CFDT Laurent Valy alerte notamment la direction quant à « l’impact financier de l’activité partielle qui, cumulé à la hausse des carburants […], risque de rendre la situation sociale particulièrement explosive ». De fait, les salariés concernés percevront une indemnité égale à 84 % de leur salaire net, mais 1 900 intérimaires, qui subissent de plein fouet les ajustements de plannings, se retrouvent de facto au chômage technique sans garantie de maintien de leur salaire.