Sous la pression, Matignon convoque une conférence sociale

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Par Anne-Sophie Balle — Publié le 06/11/2026 à 07h57

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La démonstration de force a payé. Portés par une puissante vague de mobilisation intersyndicale, la journée du 5 novembre et les centaines de milliers de manifestants réunis à travers tout le pays ont rappelé à l’exécutif que la colère sociale ne pouvait demeurer plus longtemps sans réponse. À Paris, les derniers manifestants n’avaient pas encore quitté la place de la République que Sébastien Lecornu annonçait la tenue, ce 9 novembre, d’une conférence sociale à Matignon « permettant d’apporter des réponses aux questions de pouvoir d’achat et de salaires ».

Qu’il s’agisse des jeunes ou des travailleurs et de leurs aînés, l’exécutif espérait hier encore un essoufflement du mouvement… c’est tout l’inverse qui s’est produit : les travailleurs ont répondu massivement, affichant dans les cortèges une détermination intacte à faire entendre leurs revendications sociales et salariales, leur colère aussi, parfois.

Une exigence de réponses concrètes

Au départ de la mobilisation parisienne, la secrétaire de la CFDT martelait encore l’urgence d’une prise de conscience immédiate de la part du gouvernement, résumant ainsi l’état d’esprit des salariés : « Le pouvoir de vivre ne peut pas attendre six mois. Il faut vraiment un effet électrochoc. » Cette exigence de réponses concrètes, qu’il s’agisse du pouvoir d’achat, des salaires ou des conditions de travail, plane désormais au-dessus de la table des discussions. À ce titre, Sébastien Lecornu a demandé à son ministre du Travail de finaliser, d’ici à dimanche soir, les concertations entamées avec les partenaires sociaux. À l’issue de cette séquence, les organisations syndicales devraient de nouveau se réunir pour coordonner la suite de leur stratégie.