Le 5 novembre pour le pouvoir d’achat et le pouvoir de vivre de son travail

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icone Extrait de l'hebdo n°4033

Par Rui Portal — Publié le 27/10/2026 à 13h00

Rui Portal, secrétaire national de la CFDT.
Rui Portal, secrétaire national de la CFDT.© Joseph Melin

Dans un contexte marqué par une nouvelle vague d’inflation et une hausse des dépenses contraintes qui pèsent durablement sur les budgets des ménages, la question du pouvoir d’achat est devenue une préoccupation quotidienne pour une part grandissante des salariés et des agents publics. Il n’est pas acceptable qu’aujourd’hui, en France, des travailleurs et des travailleuses en soient réduits à dormir dans leur voiture ou à arbitrer entre remplir le frigo et faire le plein afin d’aller travailler.

La compression accrue des rémunérations et la faible dynamique de la progression salariale dans les entreprises du secteur privé mais aussi les fonctions publiques n’ont que trop duré ! Toutes ces raisons justifient selon la CFDT les revendications que nous portons pour la journée du jeudi 5 novembre : une augmentation du Smic de 100 euros net pour apporter une réponse concrète à l’augmentation du coût de la vie et au poids croissant des dépenses contraintes des salariés les plus précaires, des négociations salariales annuelles et des augmentations pour tous les agents publics.

Mais si le Smic est un outil essentiel de protection du pouvoir d’achat, sa seule revalorisation ne saurait répondre aux enjeux de reconnaissance du travail et des compétences. Il incombe aux employeurs privés et publics de garantir une progression professionnelle et la revalorisation des salaires pour faire face à l’évolution du coût de la vie et permettre à chacun de vivre dignement de son travail. Cela passe par des politiques salariales ambitieuses dans le cadre d’un dialogue social efficace et loyal.

Le patronat porte une grande part de responsabilité dans la situation actuelle en refusant d’augmenter les salaires, y compris dans les secteurs qui se portent bien, et en freinant des quatre fers l’application de l’ANI1 partage de la valeur. C’est pourquoi la CFDT demande également l’ouverture de négociations dans les branches avec un arrêt des aides aux entreprises si les négociations ne s’ouvrent pas. Il faut désormais engager concrètement la révision des grilles de salaires et de classifications afin d’apporter de réelles évolutions professionnelles.

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Rui Portal
secrétaire national de la CFDT

Enfin, la situation actuelle de tension sociale dans laquelle se trouve notre pays impose plus de justice fiscale, notamment par une taxation des plus hauts revenus.