Revalorisation des minima de branche pour le personnel au sol dans l’aérien

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iconeExtrait de l’hebdo n°3839

Par Claire Nillus— Publié le 06/09/2022 à 12h00

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© Laurent Grandguillot/RÉA

« Cet été, c’était le chaos ! », confie Raphaël Caccia, secrétaire général de l’Union Fédérale Aériens (UFA) de la FGTE-CFDT. Les problèmes d’acheminement des bagages, largement médiatisés, ont révélé à la fois un manque d’anticipation face à la reprise du trafic (court et moyen courriers surtout) et la faible attractivité des métiers du personnel au sol. « Beaucoup ont quitté leur poste au début de la pandémie et ne sont pas revenus », ajoute-t-il. Le contexte économique, lui aussi, a évolué. Les flux enregistrés cet été renouent en effet avec la période d’avant la crise Covid, ce qui a poussé les syndicats à demander une revalorisation des minima de branche pour cette catégorie de personnel.

Tweet de l’UFA FGTE-CFDT

L’Union Fédérale Aériens de la Fédération CFDT Transports et Environnement a ainsi signé en juillet deux accords qui intègrent le champ d’application de la convention collective nationale des personnels au sol. L’un acte la simplification de la grille de classifications, l’autre porte sur les minima salariaux.

Jusqu’à 6,5 % pour les bas salaires

L’accord sur les classifications voit la suppression de quatre coefficients, faisant automatiquement passer les salariés concernés dans le coefficient supérieur. Concernant les salaires, l’accord prévoit des augmentations allant de 5 à 6,5 % sur les sept premiers niveaux de la grille (les plus bas). Ce qui permet de les faire tous repasser au-dessus du Smic, avec un minimum de 1 695 euros bruts mensuels (sur treize mois).

Les autres catégories de personnel (maîtrises et cadres) sont, dans une moindre mesure, également concernées par ces augmentations, avec une revalorisation qui va de 1 à 5 %. L’UFA rappelle que ces négociations de branche sont des minima et ne doivent en aucun cas se substituer aux négociations dans les entreprises. « Elles doivent négocier des augmentations de salaire, alors que le transport aérien connaît aujourd’hui une reprise importante, souligne Raphaël Caccia. Alors que nous sommes dans un contexte inflationniste persistant, nous demandons par exemple que le gouvernement mette la pression sur Air France, où il n’y a pas eu d’augmentation générale depuis deux ans – alors que l’entreprise est celle qui a sans doute été la plus aidée en France, plus d’un milliard d’euros au titre de l’activité partielle de longue durée. »