Réduction drastique du nombre des contrats aidés en Île-de-France et dans les Pays de la Loire

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iconeExtrait de l’hebdo n°3821

Par Pauline Bandelier— Publié le 26/04/2022 à 12h00

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© Sébastien Ortola/RÉA

Après avoir été remobilisés à destination des jeunes pendant la crise sanitaire, les contrats aidés font de nouveau face à un désengagement de l’État. Plusieurs arrêtés préfectoraux, pris notamment en Pays de la Loire et en Île-de-France, limitent de nouveau la durée des contrats d’accompagnement dans l’emploi (de vingt-quatre mois à quinze mois au maximum), le volume global de contrats possibles passant quant à lui de 610 à 419. Ces nouvelles règles « ont pour effet de fragiliser nos processus d’insertion, en limitant les possibilités de mise en activité de personnes éloignées de l’emploi », déplore-t-on au département de Loire-Atlantique.

Objectif accompagnement

Dans le cadre de leur compétence d’accompagnement des allocataires du RSA, les départements prescrivent et financent des Parcours emploi compétences (PEC) qui ont pour support juridique le CUI-CIE1. Ces contrats – qui ne pouvaient plus être conclus depuis 2018 sauf dans les départements d’outre-mer – avaient été de nouveau autorisés par le gouvernement à la suite de la crise liée au coronavirus. Avec la reprise, le gouvernement resserre donc la vis, ce qui entre d’ailleurs en contradiction avec l’objectif affiché d’accompagner toutes les personnes éloignées de l’emploi vers une reprise d’activité. « C’est une sorte de yoyo. Lorsqu’il y a des problèmes, on met en place vite fait des contrats aidés ; dès que l’on estime qu’il n’y en a plus besoin, on les supprime », réagit Chantal Richard, secrétaire confédérale du service emploi et sécurisation des parcours professionnels.