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Quatorze secteurs identifiés pour les travailleurs de deuxième ligne

iconeExtrait de l’hebdo n°3760

Lancée au début du mois de novembre 2020, la concertation portant sur la reconnaissance des travailleurs de la deuxième ligne (particulièrement mobilisés au cours de la crise sanitaire) avance prudemment. 

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 12/01/2021 à 14h15 et mis à jour le 14/01/2021 à 13h59

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1. Enquête « Activités et conditions d’emploi de la main-d’œuvre ».

Après une première phase consacrée à l’audition des partenaires sociaux et l’étude détaillée des travaux de la Dares1, la mission conduite par Christine Erhel (Cnam) et Sophie Moreau-Follenfant (RTE) a esquissé à la mi-décembre dans un groupe de travail paritaire le périmètre des métiers indispensables à la continuité de la vie économique et sociale. Quatorze secteurs y sont identifiés, dont l’agriculture, le commerce, la sécurité, la logistique, la propreté, les transports, l’aide à domicile ou le bâtiment. « Cette approche, assez macroéconomique, doit maintenant être affinée par des indicateurs touchant à la qualité du travail, analyse Catherine Pinchaut, secrétaire nationale. L’objectif étant de sélectionner plus précisément, au sein de ces grandes familles, les métiers et les branches pour lesquels des négociations devront être conduites. »

Diagnostic complet à la fin février

Ces indicateurs, la mission en a identifié six : salaires, conditions d’emploi, temps de travail, conditions de travail, déroulement de carrière et dialogue social. Des critères quantitatifs autant que qualitatifs jugés « pertinents » côté syndical, mais dans lesquels le patronat dit ne pas se retrouver. Un diagnostic complet devrait être présenté d’ici à la fin février. C’est sur cette base que pourront commencer les négociations de branche, qui semble l’échelon le plus approprié pour aboutir à une vraie reconnaissance des métiers à forte utilité sociale.