Pratiques antisyndicales d’un sous-traitant d’Orange au Maroc

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iconeExtrait de l’hebdo n°3827

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 07/06/2022 à 12h00

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© F3C-CFDT - DR

Depuis le 21 avril, sept salariés – militants du syndicat des travailleurs, affilié à l’Union marocaine du travail – employés par la société Business Casablanca 25, sont suspendus par leur employeur. Cette entreprise, filiale du groupe Comdata Holding France, a pour principal client Orange. Le motif de cette suspension ? Les syndicalistes ont organisé une demi-journée de grève afin de faire entendre leurs revendications en matière de rémunération et de pouvoir d’achat. « Nous dénonçons le comportement voyou de la direction, qui ne respecte pas ses engagements vis-à-vis des partenaires sociaux », a d’ailleurs réagi le syndicat marocain.

Une alerte lancée par la CFDT d’Orange

Alertée, la CFDT d’Orange a elle aussi saisi sa direction. « Nous nous indignons de cette situation et attendons une réaction rapide de la part du groupe Orange dans le cadre de son devoir de vigilance envers ses sous-traitants », insiste Olivier Berducou. Selon le délégué syndical central adjoint d’Orange, le message est clair : le donneur d’ordre doit prendre ses responsabilités. « Le devoir de vigilance, ce n’est pas que sur le papier, cela doit se traduire dans les faits. Nous y veillerons. »

« Nous attendons d’Orange et de Comdata France, en tant que maison mère, qu’ils assument pleinement leur rôle vis-à-vis de leur sous-traitant en lui enjoignant de mettre fin dans les plus brefs délais à la suspension des syndicalistes et de rétablir les salaires, poursuit Franck Herrmann, secrétaire national de la F3C-CFDT. La liberté de l’exercice syndical est un droit fondamental qui ne peut être bafoué ou ignoré par les entreprises dont le siège se trouve en France. »