Une nouvelle séance de négociation, déjà la cinquième, a réuni ce 29 mars les partenaires sociaux afin de trouver une définition commune, nationale et interprofessionnelle de la fonction d’encadrement. Prudemment mais sûrement, la chose se précise.

C’est avec un nouveau chef de file pour la partie patronale, Patrick Cheppe, que la négociation, maintes fois reportée, est repartie sur de nouvelles bases début mars. Les partenaires sociaux s’étaient entendus sur une méthode de travail et un calendrier. Pour la première fois, le Medef s’était montré disposé à réfléchir à une nouvelle définition nationale interprofessionnelle de la fonction « cadres », laquelle dépend actuellement « en creux » d’un régime de protection sociale. En dépit de la fusion des deux régimes de retraite complémentaire Agirc et Arrco, effective depuis le 1er janvier dernier, ce régime « cadre » est temporairement maintenu jusqu’à l’aboutissement de la négociation.
Cependant, si les organisations syndicales revendiquent un accord national interprofessionnel (ANI), le Medef, à l’issue de cette nouvelle séance, veut rester prudent : « Un ANI pourquoi pas, mais on définit d’abord son contenu », a souligné Patrick Cheppe.
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Les propositions de la CFDT
La CFDT, à l’instar des autres organisations syndicales, souhaite que la fonction repose sur des critères objectifs. Cette définition serait assortie de nouveaux droits. A la clé, il s’agit de revaloriser une fonction complexe dans un monde du travail en pleine évolution. L’Apec (association pour l’emploi des cadres) l’a rappelé en séance début mars : les entreprises peinent à recruter des cadres et, surtout, à les fidéliser. Beaucoup de jeunes diplômés sont attirés vers l’étranger ou de grandes entreprises. Les PME et les TPE en pâtissent. « Cette négociation est une opportunité de revaloriser la fonction : si on veut qu’ils prennent des risques, pilotent des projets, fassent monter en compétences leurs équipes, il faut que les cadres aient des garanties, notamment sur leurs parcours professionnels, leurs évolutions de carrière. Mais il y a aussi toute une réflexion à mener sur la qualité de vie au travail et la conciliation des temps de vie dans un monde digitalisé et hyper connecté », a précisé Marylise Léon, secrétaire générale adjointe de la CFDT et cheffe de file de la délégation. « Tous ces thèmes ont été retenus par les organisations patronales », se…