Love Tour, la roue libre

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© Cyril Entzmann

iconeExtrait du magazine n°483

Un tour de France à vélo par étapes au mois de juillet, ça vous dit quelque chose ? Évidemment, vous pensez au Tour de France… Mais il existe un autre tour qui, depuis six ans, fait discrètement parler de lui : le Love Tour.

On remplace la course par une thématique, les compétiteurs par des voyageurs, l’organisation par un élan collectif autogéré, la caravane publicitaire par une camionnette « porte-bagages »… et le tour est joué ! Reste des étapes qui oscillent entre 80 et 240 km par jour, des nuits au camping et des cyclistes libres lancés sur les routes de France en plein été. Imaginé par le magazine 200 – Le vélo de route autrement, en 2015, le Love Tour a été organisé en 2021 par l’Association des artisans du cycle.

Au départ de Clermont-Ferrand, un parcours long de vingt et un jours et 2 700 km à la rencontre des fabricants de vélos qui défendent l’artisanat, le « made in France » et le sur-mesure. Une occasion unique pour les participants de découvrir les coulisses et les artisans qui donnent vie à des vélos d’exception. 

Publié le 29/04/2022 à 09h00

La particularité du Love Tour, c’est la liberté. On y vient pour une journée, quelques étapes ou pour le « rouler » en intégralité. Il suffit d’avoir un vélo en bon état, du matériel adapté à la randonnée et au camping. Chacun gère son étape à son rythme. On ne vient pas au Love Tour avec l’âme d’un compétiteur, on vient avec l’idée du voyage et de la rencontre avec des gens de tout âge venus de tous horizons. C’est le tour d’un pays qui reste éperdument amoureux de l’été, des copains et de la petite reine.
La particularité du Love Tour, c’est la liberté. On y vient pour une journée, quelques étapes ou pour le « rouler » en intégralité. Il suffit d’avoir un vélo en bon état, du matériel adapté à la randonnée et au camping. Chacun gère son étape à son rythme. On ne vient pas au Love Tour avec l’âme d’un compétiteur, on vient avec l’idée du voyage et de la rencontre avec des gens de tout âge venus de tous horizons. C’est le tour d’un pays qui reste éperdument amoureux de l’été, des copains et de la petite reine.© Cyril Entzmann
Les participants de ce Love Tour 2021 ont pu découvrir les productions des artisans et l’étendue de leur savoir-faire : vélo de voyage, de route, VTT, randonneuse ou même vélo cargo…
Les participants de ce Love Tour 2021 ont pu découvrir les productions des artisans et l’étendue de leur savoir-faire : vélo de voyage, de route, VTT, randonneuse ou même vélo cargo…© Cyril Entzmann
Étape à Mondoubleau (Loir-et-Cher) dans l’atelier de Pierre Glotin, créateur des cycles Taillefer.  Il aime ce côté auto-organisation libre et gratuite du Love Tour. Une belle façon pour lui de rencontrer des passionnés. Et puis, comme il aime le dire : « Des gens capables de faire 130 km de vélo dans la journée pour venir [me] voir, c’est beau. »
Étape à Mondoubleau (Loir-et-Cher) dans l’atelier de Pierre Glotin, créateur des cycles Taillefer. Il aime ce côté auto-organisation libre et gratuite du Love Tour. Une belle façon pour lui de rencontrer des passionnés. Et puis, comme il aime le dire : « Des gens capables de faire 130 km de vélo dans la journée pour venir [me] voir, c’est beau. »© Cyril Entzmann
Le Love Tour fait l’éloge de l’autonomie. Le parcours est fourni par l’organisation sous forme de fichier GPS. Pour le reste, chaque cycliste gère son vélo, ses réparations et son ravitaillement. Un euro par jour et par personne est demandé pour pouvoir mettre ses bagages dans la camionnette, mais il faut pouvoir les transporter sur son vélo si besoin, et les participants paient chaque soir leur emplacement au camping.
Le Love Tour fait l’éloge de l’autonomie. Le parcours est fourni par l’organisation sous forme de fichier GPS. Pour le reste, chaque cycliste gère son vélo, ses réparations et son ravitaillement. Un euro par jour et par personne est demandé pour pouvoir mettre ses bagages dans la camionnette, mais il faut pouvoir les transporter sur son vélo si besoin, et les participants paient chaque soir leur emplacement au camping.© Cyril Entzmann
Stéphane, 48 ans, est professeur de mathématiques au lycée français de Barcelone. C’est sa deuxième participation. Avec plus de 20 000 km par an en solo toute l’année, Stéphane retrouve le bonheur de rouler à plusieurs pendant le Love Tour. Sa particularité ? Faire les 2 700 km en pignon fixe et sans freins mais toujours en chemisette.
Stéphane, 48 ans, est professeur de mathématiques au lycée français de Barcelone. C’est sa deuxième participation. Avec plus de 20 000 km par an en solo toute l’année, Stéphane retrouve le bonheur de rouler à plusieurs pendant le Love Tour. Sa particularité ? Faire les 2 700 km en pignon fixe et sans freins mais toujours en chemisette.© Cyril Entzmann
Bienvenue chez Cyfac, poids lourd de la fabrication artisanale de cadres de vélo sur mesure en France. C’est dans ses ateliers de La Fuye, près de Tours, qu’ont été fabriqués les vélos de quelques champions, de Laurent Fignon à Richard Virenque et leurs équipes. Créé par Francis Quillon en 1982, et porté par un retour en force de l’artisanat de haute qualité, Cyfac s’est imposé en quelques années.
Bienvenue chez Cyfac, poids lourd de la fabrication artisanale de cadres de vélo sur mesure en France. C’est dans ses ateliers de La Fuye, près de Tours, qu’ont été fabriqués les vélos de quelques champions, de Laurent Fignon à Richard Virenque et leurs équipes. Créé par Francis Quillon en 1982, et porté par un retour en force de l’artisanat de haute qualité, Cyfac s’est imposé en quelques années.© Cyril Entzmann
Victor Brion a quitté sa vie d’architecte parisien pour se tourner vers son autre passion : le vélo. Il est devenu cadreur, et son amour des vélos anciens a séduit Cyfac au moment de relancer la marque Méral – celle qui précéda Cyfac –, spécialisée dans les petites séries de vélos de haute qualité. Victor a commencé sur des vélos inspirés des anciennes randonneuses, légères, de tradition française.
Victor Brion a quitté sa vie d’architecte parisien pour se tourner vers son autre passion : le vélo. Il est devenu cadreur, et son amour des vélos anciens a séduit Cyfac au moment de relancer la marque Méral – celle qui précéda Cyfac –, spécialisée dans les petites séries de vélos de haute qualité. Victor a commencé sur des vélos inspirés des anciennes randonneuses, légères, de tradition française.© Cyril Entzmann
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© Cyril Entzmann
Aymeric Le Brun, directeur de Cyfac. Un salarié passionné qui a repris l’entreprise en 2002 et qui a su développer l’entreprise autour du sur-mesure, tout en assurant la transition du savoir-faire de la marque auprès de la nouvelle génération. L’Association des artisans du cycle permet à des petits artisans d’unir leurs voix pour la faire porter plus loin. Et le Love Tour permet aux cadreurs de Cyfac de raconter leur travail et de tisser des liens avec des clients potentiels.
Aymeric Le Brun, directeur de Cyfac. Un salarié passionné qui a repris l’entreprise en 2002 et qui a su développer l’entreprise autour du sur-mesure, tout en assurant la transition du savoir-faire de la marque auprès de la nouvelle génération. L’Association des artisans du cycle permet à des petits artisans d’unir leurs voix pour la faire porter plus loin. Et le Love Tour permet aux cadreurs de Cyfac de raconter leur travail et de tisser des liens avec des clients potentiels.© Cyril Entzmann
Tom Ève, le plus jeune de la bande, n’est pas le moins intéressé par la visite de ces ateliers. Étudiant en 2e année à l’École Boulle, à Paris, où il prépare un diplôme des métiers d’Art et du Design, conception et application métal, Tom a profité de la visite des ateliers Cyfac pour faire une demande de stage. Cycliste passionné pratiquant la route et le cyclocross, Tom veut devenir cadreur et fabriquer des vélos.
Tom Ève, le plus jeune de la bande, n’est pas le moins intéressé par la visite de ces ateliers. Étudiant en 2e année à l’École Boulle, à Paris, où il prépare un diplôme des métiers d’Art et du Design, conception et application métal, Tom a profité de la visite des ateliers Cyfac pour faire une demande de stage. Cycliste passionné pratiquant la route et le cyclocross, Tom veut devenir cadreur et fabriquer des vélos.© Cyril Entzmann
Après une formation dans les arts graphiques, Swanee Ravonison a ouvert un magasin de vélos à Nevers, sa ville natale. Mais le confinement l’a poussée à aller vers ce qu’elle veut vraiment : fabriquer des vélos. 
Elle a créé sa marque, PaRiaH, en 2020, et est devenue la seule femme cadreuse à son compte en France. Produits en petites séries, ses vélos sont simples, fiables et sans chichis. Swanee travaille le métal et lui donne un aspect brut sans peinture. Elle obtient ainsi des vélos différents qui se patinent avec le temps.
Après une formation dans les arts graphiques, Swanee Ravonison a ouvert un magasin de vélos à Nevers, sa ville natale. Mais le confinement l’a poussée à aller vers ce qu’elle veut vraiment : fabriquer des vélos. Elle a créé sa marque, PaRiaH, en 2020, et est devenue la seule femme cadreuse à son compte en France. Produits en petites séries, ses vélos sont simples, fiables et sans chichis. Swanee travaille le métal et lui donne un aspect brut sans peinture. Elle obtient ainsi des vélos différents qui se patinent avec le temps. © Cyril Entzmann
C’est Élisabeth, membre de l’association, qui a tracé l’itinéraire de 2 700 km du Love Tour et le parcours entre tous les artisans participant à l’opération. Elle a pédalé le tour en intégralité : une expérience excitante… et fatigante. Parti des ateliers de cycles Victoire, près de Clermont-Ferrand, le 5 juillet, le Love Tour a continué sa route vers Nevers (Nièvre) et Mondoubleau (Loir-et-Cher) puis Paris, qui a fait office de journée de repos et de visite des artisans parisiens. La deuxième semaine a commencé par un Paris-Roubaix de 260 km puis direction Troyes (Aube), Mousson (Meurthe-et-Moselle) et Strasbourg (Bas-Rhin). 
La troisième semaine a été la plus chargée en dénivelés, les cyclistes sont partis de la Bourgogne au Bugey 
dans l’Ain pour longer ensuite le lac du Bourget jusqu’à Chambéry puis Grenoble, le Vercors, la Drôme, l’Ardèche, le Tarn et la forêt de Grésigne. 
Les coureurs ont retrouvé des parcours plus plats, direction Montauban et enfin Toulouse, qui marque la fin de l’aventure.
C’est Élisabeth, membre de l’association, qui a tracé l’itinéraire de 2 700 km du Love Tour et le parcours entre tous les artisans participant à l’opération. Elle a pédalé le tour en intégralité : une expérience excitante… et fatigante. Parti des ateliers de cycles Victoire, près de Clermont-Ferrand, le 5 juillet, le Love Tour a continué sa route vers Nevers (Nièvre) et Mondoubleau (Loir-et-Cher) puis Paris, qui a fait office de journée de repos et de visite des artisans parisiens. La deuxième semaine a commencé par un Paris-Roubaix de 260 km puis direction Troyes (Aube), Mousson (Meurthe-et-Moselle) et Strasbourg (Bas-Rhin). La troisième semaine a été la plus chargée en dénivelés, les cyclistes sont partis de la Bourgogne au Bugey dans l’Ain pour longer ensuite le lac du Bourget jusqu’à Chambéry puis Grenoble, le Vercors, la Drôme, l’Ardèche, le Tarn et la forêt de Grésigne. Les coureurs ont retrouvé des parcours plus plats, direction Montauban et enfin Toulouse, qui marque la fin de l’aventure. © Cyril Entzmann