Bienvenue au château !

LE château des Vaux (Eure-et-Loir) impressionne par sa taille et par la beauté de son parc de 16 hectares. Pour autant, nous ne sommes pas dans un musée ou un palace, mais au cœur d’un domaine hors norme destiné à l’accueil, l’éducation et l’insertion d’une jeunesse loin d’être dorée.
LE château des Vaux (Eure-et-Loir) impressionne par sa taille et par la beauté de son parc de 16 hectares. Pour autant, nous ne sommes pas dans un musée ou un palace, mais au cœur d’un domaine hors norme destiné à l’accueil, l’éducation et l’insertion d’une jeunesse loin d’être dorée.© Marion Esquerré

icone Extrait du  magazine n°521

Avec ses faux airs de Versailles, le château des Vaux (Eure-et-Loir) impressionne par sa taille et par la beauté de son parc de 16 hectares. Pour autant, nous ne sommes pas dans un musée ou un palace, mais au cœur d’un domaine hors norme destiné à l’accueil, l’éducation et l’insertion d’une jeunesse loin d’être dorée.

Par Jérôme CitronPublié le 04/03/2026 à 10h00

À propos de l'auteur

Jérôme Citron
rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine

Âgés de 7 à 21 ans, en difficulté sociale, familiale ou scolaire, 900 résidents vivent ici, en demi-pension ou en foyer, accompagnés par 550 salariés.

Propriété de la fondation Apprentis d’Auteuil depuis 1946, ce chef-d’œuvre du xixe siècle, qui compte de nombreuses dépendances, est devenu un formidable lieu consacré à l’apprentissage des savoirs de base et de métiers variés. Paysagiste, fleuriste, plombier, cuisinier, boulanger, menuisier, garagiste…

Au total, les jeunes peuvent choisir parmi 40 diplômes et préparer leur avenir dans ce lieu de vie préservé au service de l’enfance .

Le parc de 16 hectares est entretenu en grande partie par les jeunes, dans le cadre de leur formation.
Le parc de 16 hectares est entretenu en grande partie par les jeunes, dans le cadre de leur formation.© Marion Esquerré
Les serres du domaine permettent de proposer une formation de production horticole. En ce mois de février, l’heure est aux semis.
Les serres du domaine permettent de proposer une formation de production horticole. En ce mois de février, l’heure est aux semis.© Marion Esquerré
Ces élèves, en première année de brevet professionnel fleuriste, apprennent la confection d’un chemin de table.
Ces élèves, en première année de brevet professionnel fleuriste, apprennent la confection d’un chemin de table.© Marion Esquerré
L’atelier réparation de poids lourds. Les élèves découvrent ou apprennent ici plus de 20 métiers.
L’atelier réparation de poids lourds. Les élèves découvrent ou apprennent ici plus de 20 métiers.© Marion Esquerré
L’atelier menuiserie.
L’atelier menuiserie.© Marion Esquerré
Professeure de sciences et de mathématiques, Irina Tuboeuf est la déléguée syndicale CFDT du site.
Professeure de sciences et de mathématiques, Irina Tuboeuf est la déléguée syndicale CFDT du site.© Marion Esquerré
Professeur d’atelier, Sébastien Pillias (au centre), est le délégué syndical central CFDT pour l’ensemble de la fondation Apprentis d’Auteuil (8 000 salariés en France). Il discute avec deux adhérents CFDT, l’un est professeur de mécanique (à gauche), l’autre est psychologue (à droite).
Professeur d’atelier, Sébastien Pillias (au centre), est le délégué syndical central CFDT pour l’ensemble de la fondation Apprentis d’Auteuil (8 000 salariés en France). Il discute avec deux adhérents CFDT, l’un est professeur de mécanique (à gauche), l’autre est psychologue (à droite).© Marion Esquerré
« Accueillir, éduquer, former et insérer » : la devise d’Apprentis d’Auteuil résume la mission de cette fondation française catholique reconnue d’utilité publique, créée en 1866 par l’abbé Louis Roussel. L’objectif est d’aider des jeunes en difficulté à construire un projet à la fois personnel et professionnel.
« Accueillir, éduquer, former et insérer » : la devise d’Apprentis d’Auteuil résume la mission de cette fondation française catholique reconnue d’utilité publique, créée en 1866 par l’abbé Louis Roussel. L’objectif est d’aider des jeunes en difficulté à construire un projet à la fois personnel et professionnel.© Marion Esquerré
Après une carrière d’éducateur, Francis Moulin, délégué syndical central CFDT adjoint, s’est reconverti pour devenir moniteur d’auto-école. Il a monté sur place une petite structure qui permet aux jeunes de passer leur permis, favorisant ainsi leur insertion professionnelle.
Après une carrière d’éducateur, Francis Moulin, délégué syndical central CFDT adjoint, s’est reconverti pour devenir moniteur d’auto-école. Il a monté sur place une petite structure qui permet aux jeunes de passer leur permis, favorisant ainsi leur insertion professionnelle.© Marion Esquerré
Les formations en cuisine rencontrent toujours beaucoup de succès. Le château dispose de deux salles de restauration. L’une, aux décors raffinés, s’inspire des restaurants gastronomiques, l’autre tend davantage vers le bistrot.
Les formations en cuisine rencontrent toujours beaucoup de succès. Le château dispose de deux salles de restauration. L’une, aux décors raffinés, s’inspire des restaurants gastronomiques, l’autre tend davantage vers le bistrot.© Marion Esquerré
Ces élèves en pâtisserie ont la chance de pouvoir suivre les cours d’un chef arménien venu en résidence au château des Vaux pendant un mois. Tigran Miqayelyan (en tenue bordeaux) leur fait découvrir la recette du gata, un gâteau traditionnel arménien.
Ces élèves en pâtisserie ont la chance de pouvoir suivre les cours d’un chef arménien venu en résidence au château des Vaux pendant un mois. Tigran Miqayelyan (en tenue bordeaux) leur fait découvrir la recette du gata, un gâteau traditionnel arménien.© Marion Esquerré
Placés ici par la justice pour les protéger, certains élèves vivent en foyer dans le domaine du château des Vaux. Ils sont encadrés par des éducateurs qui les accompagnent dans toutes les dimensions de leur vie. Ici, après la journée d’école, s’organise une partie de jeu des petits chevaux. Chaque jeune a un éducateur référent chargé de faire le lien avec la justice, la famille et les enseignants.
Placés ici par la justice pour les protéger, certains élèves vivent en foyer dans le domaine du château des Vaux. Ils sont encadrés par des éducateurs qui les accompagnent dans toutes les dimensions de leur vie. Ici, après la journée d’école, s’organise une partie de jeu des petits chevaux. Chaque jeune a un éducateur référent chargé de faire le lien avec la justice, la famille et les enseignants.© Marion Esquerré
Les jeunes sont répartis dans les foyers en fonction de leur âge. Les adolescents ont leur propre chambre, tandis que les plus jeunes sont deux par chambre. Certains foyers sont mixtes, d’autres non.
Les jeunes sont répartis dans les foyers en fonction de leur âge. Les adolescents ont leur propre chambre, tandis que les plus jeunes sont deux par chambre. Certains foyers sont mixtes, d’autres non.© Marion Esquerré
Le foyer des plus jeunes ressemble à une petite maison chaleureuse. À côté, d’autres maisons accueillent les plus grands qui, eux, vivent en autonomie, comme dans une collocation classique.
Le foyer des plus jeunes ressemble à une petite maison chaleureuse. À côté, d’autres maisons accueillent les plus grands qui, eux, vivent en autonomie, comme dans une collocation classique.© Marion Esquerré
: Élu CFDT très investi, Tristan Ronsin est éducateur dans l’un des foyers du domaine. Il accompagne des adolescents vers l’autonomie
: Élu CFDT très investi, Tristan Ronsin est éducateur dans l’un des foyers du domaine. Il accompagne des adolescents vers l’autonomie© Marion Esquerré