L’Iran, entre résistance et répression

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iconeExtrait de l’hebdo n°3842

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 23/09/2022 à 09h12

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© Ashkan Shabani/Redux-RÉA

Partout dans le pays, la population iranienne investit massivement les rues. Les citoyens condamnent l’assassinat de Mahsa Amini, le 16 septembre dernier. Cette jeune femme de 22 ans avait été arrêtée trois jours plus tôt par la police des mœurs parce qu’elle ne portait pas son voile selon les règles en vigueur. Sa mort a déclenché l’ire de la population et des mobilisations d’ampleur contre le pouvoir en place. En tête des cortèges, les jeunes femmes iraniennes bravent l’interdit : cheveux au vent, elles revendiquent le droit de disposer librement de leur corps. Malgré la violente répression – 31 personnes auraient été tuées officiellement ces cinq derniers jours –, elles expriment leur colère et leur rejet de l’oppression patriarcale des autorités religieuses.

De son côté, le pouvoir en place tente de juguler la contestation. Il a restreint l’accès à internet et entend verrouiller les réseaux sociaux, sur lesquels se multiplient les images de révolte. Ici, une adolescente qui, en hommage à Mahsa, retire son voile ; là, une grand-mère se joignant aux cortèges de protestation.

Soutenir et rendre visible le combat des Iraniennes

Ces actes de résistance forcent l’admiration, estime la CFDT. « Les femmes s'élèvent contre la chape de plomb d’un régime autoritaire d’un autre temps et éloigné des aspirations de ses citoyens, énonce Béatrice Lestic, secrétaire nationale chargée de l’international. Nous saluons le courage des Iraniennes et des Iraniens mobilisés contre l’injustice du régime. » La CFDT appelle ses adhérents à se joindre aux différents rassemblements organisés en soutien au peuple iranien.