L’extrême droite n’est pas une fatalité

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iconeExtrait de l’hebdo n°3842

Par Béatrice Lestic— Publié le 27/09/2022 à 12h00

Béatrice Lestic, secrétaire nationale
Béatrice Lestic, secrétaire nationale© Cyril Entzmann

Un choc. Encore un. Le 25 septembre, l’extrême droite est arrivée en tête des élections législatives en Italie pour la première fois depuis la prise du pouvoir par Mussolini, il y a tout juste cent ans. Le 11 septembre dernier, c’est en Suède qu’elle réalisait un score historique. Partout en Europe, les démocraties sont confrontées à son essor. Partout, elle grignote du terrain et gangrène le débat public. Ces résultats sont pour partie le reflet des inquiétudes des citoyens européens face à l’avenir.

Qu’on les appelle néofascistes, populistes de droite ou ultraconservateurs, les partis d’extrême droite partagent les mêmes bases politiques : le rejet de l’autre et le repli sur soi, le bâillonnement des contre-pouvoirs démocratiques, la négation des droits des femmes et des minorités. Le vernis de respectabilité dont l’extrême droite tente de se prévaloir ne doit pas nous faire oublier que ce sont toujours les droits des travailleuses et des travailleurs qui sont attaqués.

Face aux angoisses exprimées dans les urnes, comme à ceux qui attisent les haines, il faut répondre par plus de justice sociale, plus de progrès social, plus de justice économique et par un partage des richesses plus équitable. C’est indispensable. Et c’est justement le projet de société que défend la CFDT. Un projet qu’elle entend continuer à promouvoir, avec d’autres, pour montrer qu’une autre voie est possible.