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Extrait de l'hebdo n°3955

La réforme des retraites est remise en chantier. La CFDT l’a affirmé aussitôt : c’est une opportunité. Depuis deux ans et demi, c’est-à-dire depuis le début des consultations avec le gouvernement Borne, il n’a jamais été possible de négocier les bons points d’équilibre de cette réforme. C’est tout l’enjeu de la séquence qui s’ouvre. Pour y arriver, il existe, selon la CFDT, trois piliers incontournables.
Premier pilier : la justice sociale. Les évolutions à apporter au système de retraites doivent être justes. C’est le motif principal de l’opposition de la CFDT à la réforme de 2023. Le report de l’âge légal de départ fait reposer la facture sur ceux qui entrent les premiers sur le marché du travail et exonère de tout effort ceux qui font des études plus longues. Infléchir ce choix implique de remettre de la justice sociale dans l’évolution du système. C’est ce qui fonde nos revendications, afin de mieux prendre en compte la pénibilité au travail et les droits des femmes.
Deuxième pilier : l’équilibre. En miroir à ces modifications de la précédente réforme, il conviendra également de faire des choix équilibrés. La CFDT n’a jamais nié qu’il y avait une question financière qui était posée. Elle ne l’a jamais dramatisée non plus. Le rapport de la Cour des comptes vient de confirmer ce que le…