Des retraités lésés pourraient toucher des rappels de pension

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icone Extrait de l'hebdo n°4010

Par Anne-Sophie BallePublié le 12/05/2026 à 12h00

L'Agirc-Arrco a identifié des erreurs ou des incohérences dans 100 000 dossiers.
L'Agirc-Arrco a identifié des erreurs ou des incohérences dans 100 000 dossiers.© Lanier/RÉA

Alors que les traques aux indus touchés par les allocataires d’organismes de la protection sociale défrayent régulièrement la chronique, il en est une qui semble passer relativement inaperçue : celle qui consiste à identifier les allocataires lésés pour rétablir tout ou partie de leurs droits. C’est pourtant ce à quoi s’est employé l’Agirc-Arrco, qui a récemment identifié quelque 100 000 retraités dont le versement de la pension de retraite complémentaire ou de la pension de réversion a été suspendu ou gelé à tort.

C’est à la suite d’un croisement d’informations avec les services de la DGFiP1 que l’Agirc-Arrco a identifié des « erreurs » ou des « incohérences » dans 100 000 dossiers (parmi les 14 millions de retraités affiliés au régime), nécessitant un réexamen de situation.

Près de 850 millions d’euros d’indus potentiels

À propos de l'auteur

Anne-Sophie Balle
Rédactrice en chef adjointe de Syndicalisme Hebdo

Deux cas de figure ont été spécifiquement identifiés : les retraités vivant à l’étranger n’ayant pas justifié qu’ils étaient toujours en vie, et les veufs ou les veuves n’ayant pas apporté la preuve qu’ils demeuraient célibataires – le remariage annulant de facto le versement de la pension de réversion. Au total, ce rattrapage pourrait coûter cher au régime, jusqu’à 850 millions d’euros, estime le comité opérationnel de l’Agirc-Arrco – si l’on tient compte des personnes « lésées » (12 000) et des personnes à « forte probabilité » d’avoir été lésées (86 000).