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Extrait de l'hebdo n°4010

Alors que les traques aux indus touchés par les allocataires d’organismes de la protection sociale défrayent régulièrement la chronique, il en est une qui semble passer relativement inaperçue : celle qui consiste à identifier les allocataires lésés pour rétablir tout ou partie de leurs droits. C’est pourtant ce à quoi s’est employé l’Agirc-Arrco, qui a récemment identifié quelque 100 000 retraités dont le versement de la pension de retraite complémentaire ou de la pension de réversion a été suspendu ou gelé à tort.
C’est à la suite d’un croisement d’informations avec les services de la DGFiP1 que l’Agirc-Arrco a identifié des « erreurs » ou des « incohérences » dans 100 000 dossiers (parmi les 14 millions de retraités affiliés au régime), nécessitant un réexamen de situation.
Près de 850 millions d’euros d’indus potentiels
Deux cas de figure ont été spécifiquement identifiés : les retraités vivant à l’étranger n’ayant pas justifié qu’ils étaient toujours en vie, et les veufs ou les veuves n’ayant pas apporté la preuve qu’ils demeuraient célibataires – le remariage annulant de facto le versement de la pension de réversion. Au total, ce rattrapage pourrait coûter cher au régime, jusqu’à 850 millions d’euros, estime le comité opérationnel de l’Agirc-Arrco – si l’on tient compte des personnes « lésées » (12 000) et des personnes à « forte probabilité » d’avoir été lésées (86 000).