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Les allocations chômage revalorisées de 2,9 %

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iconeExtrait de l’hebdo n°3835

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 01/07/2022 à 09h48 et mis à jour le 01/07/2022 à 09h48

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© Unédic

Chaque année, il revient aux partenaires sociaux de revaloriser ou non les allocations des demandeurs d’emploi. Le 30 juin, le conseil d’administration de l’Unédic a donc acté une revalorisation de 2,9 % (contre 0,5 % en moyenne au cours des cinq dernières années) en « tenant compte de la situation économique, notamment de l’inflation, et de l’équilibre financier du régime », peut-on lire dans le communiqué de l’Unédic. Appliquée dès le 1er juillet, cette revalorisation concerne 95 % des chômeurs indemnisés, soit 2,1 millions de personnes, à raison de 30 euros en moyenne par mois.

“Une première étape”

Comment expliquer ce taux alors que plusieurs prestations sociales comme le RSA, la prime d’activité ou l’AAHAllocation aux adultes handicapés. devraient bénéficier d’une revalorisation anticipée au 1er juillet de 4 % ? « La CFDT a fait une première proposition d’augmentation de 4 %, en phase avec une inflation croissante, durable et pesant fortement sur les plus faibles revenus, mais le patronat partait sur une première proposition de + 1,8 % », analyse la Confédération. Après de nombreux échanges et contre-propositions, une revalorisation de 2,9 % constitue donc « une première étape ». « La CFDT demeure attentive à l’évolution et mobilisée pour une nouvelle revalorisation avant l’année prochaine en fonction de l’évolution de la situation sociale et économique. »

De leur côté, la CGT, FO et la CFE-CGC se sont abstenues lors du vote pour marquer leur désapprobation – tout en permettant la présente revalorisation : la règle est ainsi faite que l’absence d’accord bloque toute possibilité de réévaluation de l’allocation perçue par les demandeurs d’emploi.