Les allocations chômage revalorisées a minima

Par Nicolas Ballot— Publié le 30/06/2021 à 09h13 et mis à jour le 30/06/2021 à 09h44

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© Pôle emploi

Le conseil d’administration de l’Unédic du 29 juin a décidé de revaloriser de 0,6 %, à compter du 1er juillet 2021, les allocations de 2,4 millions de demandeurs d’emploi. Cette hausse minimale est inférieure à la proposition de la CFDT, qui demandait 1 % au regard des dernières revalorisations du Smic (+ 0,99 %), des minima sociaux (+ 0,1 %) et de l’évolution des prix depuis un an (+ 1,4 %). En effet, « les demandeurs d’emploi indemnisés ont aussi le droit de voir leur pouvoir d’achat soutenu », rappelle Marylise Léon, la secrétaire générale adjointe de la CFDT.

De son côté, le patronat ne proposait de 0,6 % de revalorisation, montant adopté par son seul vote. La CFDT s’est abstenue, marquant ainsi son désaccord avec cette revalorisation minimale et nettement insuffisante (selon les règles de l’Unédic, un vote contre aurait entraîné une absence de revalorisation).

Les nouveaux montants des allocations chômage au 1er juillet 2021

L’allocation minimale passe à 29,56 € par jour, contre 29,38 € actuellement ; la partie fixe de l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi) passe à 12,12 € par jour indemnisé, contre 12,05 € actuellement.

Elle s’ajoute à la partie proportionnelle de l’allocation qui équivaut à 40,4 % de l’ancien salaire ;

l’allocation minimale ARE Formation passe à 21,17 € par jour, contre 21,04 € actuellement ;

le montant de l’allocation journalière relatif à l’application du coefficient de dégressivité est porté à 85,18 € ;

le plancher relatif à l’application du coefficient de dégressivité est porté à 59,63 €.

La revalorisation de l’allocation minimale et de la partie fixe s’applique à l’ensemble des allocataires concernés par ces paramètres dès le premier jour de leur revalorisation. L’augmentation des salaires journaliers de référence concerne quant à elle les allocataires indemnisés depuis plus de six mois, soit environ 2,1 millions de personnes. Pour environ 300 000 allocataires, seule la revalorisation de la partie fixe s’applique.

(source : Unédic)