L’égalité professionnelle au cœur des discussions dans la fonction publique

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iconeExtrait de l’hebdo n°3800

Les rencontres prévues dans le cadre de la conférence sur les perspectives salariales se poursuivent. Sujet central de la séance du 19 novembre, l’égalité professionnelle est dans le viseur de la CFDT-Fonctions publiques, qui souhaite en faire un thème de négociation obligatoire.

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 23/11/2021 à 13h00

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© DGAFP et ministère de la Transformation et de la Fonction publiques

L’égalité salariale n’est pas qu’un slogan. Et alors que débute la conférence sur les perspectives salariales dans la fonction publique, la CFDT entend bien rappeler son engagement de longue date sur le sujet. « Nous voulons poursuivre le travail d’identification des vecteurs d’inégalité pour proposer ou co-construire des solutions opérationnelles », insiste Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques. L’enjeu est crucial dans la fonction publique puisque les femmes représentent 63 % des 5,6 millions d’agents (77 % dans l’hospitalière, 61 % dans la territoriale et 57 % dans la fonction publique de l’État).

L’édition 2021 du Rapport annuel sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, parue en octobre 2021, pointait la persistance des inégalités entre elles et eux. Ainsi, elle révèle que 23 % des femmes fonctionnaires travaillent à temps partiel contre seulement 6 % des hommes. On apprend également que la représentation des femmes décroît à mesure que l’on monte dans la hiérarchie. Avec ce constat sans appel : elles accèdent beaucoup moins que les hommes à des postes de responsabilité : elles occupent seulement 42 % des corps et emplois A+ (49 % dans la FPH, 51 % dans la FPT et 40 % dans la FPE).

Extension souhaitée de l’index de l’égalité professionnelle

À propos de l'auteur

Guillaume Lefèvre
Journaliste

C’est parce qu’elle n’accepte pas cet état de fait que la CFDT-Fonctions publiques demande l’ouverture de travaux relatifs à l’extension de l’index à la fonction publique, l’extension du dispositif de nominations équilibrées, mais aussi qu’elle fait des propositions pour lutter contre les temps partiels « prétendument choisis » ou insiste sur la nécessité de veiller à la qualité de l’emploi.

« Nous ne renonçons pas à non plus à faire de l’égalité professionnelle un thème soumis à négociation obligatoire », rappelle Mylène Jacquot. Les prochaines réunions de travail de la conférence, les 13 décembre 2021 et 18 janvier 2022, devraient être consacrées aux carrières et aux contractuels…