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Le CIES fête ses 20 ans… et reste très ambitieux

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iconeExtrait de l’hebdo n°3826

Créé en 2002 par la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et la CGT, le Comité intersyndical de l’épargne salariale a fait progresser l’investissement socialement responsable en France. En vingt ans, cet outil novateur, piloté par les partenaires sociaux, s’est imposé dans le monde de la finance responsable.

Par Jérôme Citron— Publié le 31/05/2022 à 12h00

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Vingt ans déjà ! Pour son anniversaire, le Comité intersyndical de l’épargne salariale (CIES) organisait, le 20 mai, un colloque à la Citéco1. L’occasion de dresser un bilan de cet outil créé par les partenaires sociaux afin de développer l’épargne salariale pour le plus grand nombre de salariés et promouvoir l’investissement socialement responsable en France. La mission majeure du CIES consiste à labelliser des fonds socialement responsables afin de guider les élus d’entreprise comme les salariés dans leur choix au moment de placer leur épargne issue de leurs primes d’intéressement et de participation. Aujourd’hui, 79 fonds issus de neuf sociétés de gestion sont labellisés par le CIES pour un encours total de 22,3 milliards d’euros au 31 décembre 2021, rappelle Laure Delahousse, directrice générale adjointe de l’AFG2.

Éclairer les choix des épargnants

Pas à pas, grâce à un échange approfondi et exigeant entre les sociétés de gestion et les partenaires sociaux, le label CIES est ainsi parvenu à trouver sa place dans le monde de la finance, aux côtés de nombreux autres labels, et est devenu un acteur incontournable. En 2021, il a même renforcé ses exigences. « Le CIES a souhaité mettre l’accent sur le social : cela a impliqué l’évaluation par les sociétés de gestion des pratiques des entreprises relatives au dialogue social, à l’emploi, à l’employabilité, à l’éthique comme au comportement sociétal », rappellent les partenaires sociaux.

Le défi présent consiste à projeter ce label dans les vingt prochaines années en s’ouvrant davantage aux critères environnementaux, de plus en plus indispensables, tout en gardant sa spécificité sociale. Dans un avenir assez proche, le CIES va également devoir s’adapter aux évolutions de la réglementation européenne. Un exercice de haute voltige puisque les partenaires sociaux vont devoir convaincre l’Europe du bien-fondé de ce label novateur…

D’ici là, le CIES entend imposer son label dans de nombreuses autres entreprises en s’appuyant sur les élus du personnel. C’est à eux qu’il revient d’exiger que l’épargne des salariés soit placée dans des fonds socialement responsables. Vu les bouleversements des deux décennies écoulées, le message semble de plus en plus facile à faire passer.