La section mise sur la formation

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Dossier Santé mentale

Au sein de la section CFDT de la communauté d’agglomération Pays basque, la question de la santé mentale s’est imposée progressivement.

Par Emmanuelle PiratPublié le 08/04/2026 à 14h42

Façade de la Communauté d'Agglomération Pays basque.
Façade de la Communauté d'Agglomération Pays basque.© Philippe Turpin

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Emmanuelle Pirat
Journaliste

Deux épisodes ont conduit la section syndicale à s'emparer des sujets relatifs à la santé mentale. Le premier a été la création, en 2017, à la suite de la réforme de la loi NOTRe, de cette nouvelle intercommunalité (fusion de huit communautés de communes et de deux communautés d’agglo, soit un total de 158 communes). Ce véritable big bang territorial a déstabilisé un grand nombre d’agents « qui ne se retrouvaient plus dans le nouveau schéma et vivaient vraiment mal la situation », indique Laurent Roux, le secrétaire de la section.

Mais à l’époque, ce sont les sujets jugés urgents comme les salaires, le temps et les conditions de travail ainsi que l’action sociale qui accaparent les militants. La santé mentale n’est pas encore une priorité. La pandémie de Covid-19 sera le second épisode d’alerte. « Avec le télétravail imposé, le confinement, on a senti que c’était chaud ! [Mais] c’était notre premier mandat. Nous manquions d’outils pour savoir comment accueillir, écouter et orienter les personnes », se souvient Fabienne Loustalot, élue, et, comme Laurent Roux, très investie sur ce sujet. Aussi, quand arrivent les élections professionnelles de 2022, la situation est mûre. « Dans le cadre de la campagne, on avait droit à cinq jours de formation. On a réservé deux jours pour se former en secourisme en santé mentale. » Mieux encore, indique Laurent, « les RH ont retenu notre idée et sont également
allés se former ».

Depuis, la question de la santé mentale est systématiquement portée, notamment dans la négociation du pacte social (sorte de cahier revendicatif, défini chaque année). La section CFDT multiplie les propositions et les actions : structuration d’un réseau de référents en santé mentale, réactualisation des formations, échanges réguliers avec d’autres acteurs (médecin du travail, psychologue du travail, assistante sociale), informations régulières aux agents, notamment par le biais des réseaux sociaux, etc. « On est aujourd’hui bien identifiés. Et les agents savent que, s’ils en ont besoin, on est là ! »