La Cnas consolidée

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La démocratie, notre force

Les modifications statutaires de la Caisse nationale d’action syndicale (Cnas) renforcent son rôle au bénéfice des adhérents et de la démocratie.

Par Nicolas Ballot Publié le 17/07/2026 à 09h05

Christophe Pauly, président du comité de gestion de la Cnas et Jocelyne Cabanal, trésorière de la CFDT.
Christophe Pauly, président du comité de gestion de la Cnas et Jocelyne Cabanal, trésorière de la CFDT.© Simone Perolari

Trop souvent réduite à une « caisse de grève », la Caisse nationale d’action syndicale (Cnas) est bien plus que cela. « C’est l’outil politique [qui donne] une réalité concrète au syndicalisme CFDT en permettant, lorsque la négociation n’est plus suffisante, de résister », précise sa trésorière, Jocelyne Cabanal, ajoutant que « la CFDT est le seul syndicat français à disposer d’une telle caisse permanente de solidarité au service de ses adhérents ».

Défense de la démocratie

L’article 2 des statuts (consacré aux objectifs de la Cnas) inclut désormais les attaques contre l’État de droit et contre la démocratie. À présent, la Cnas a donc également pour objet « d’assurer un secours quant aux conséquences financières de préjudices subis par des adhérents CFDT […], causés par toute action d’un pouvoir politique ou de toute organisation, groupe ou mouvement aux fins de menacer la démocratie ou les droits fondamentaux ».

L’aide juridique

La solidarité, valeur cardinale de la CFDT, a été renforcée par l’inscription dans l’article 4 du « remboursement forfaitaire de la “contribution pour l’aide juridique” due pour toute instance introduite devant le conseil de prud’hommes ». Cette évolution confirme que l’accès à la justice est un droit fondamental qui doit être ouvert à tous et non pas réservé à ceux qui en ont les moyens.

Indemnisation des jours de grève

Si les grèves générales sont toujours exclues de l’indemnisation des jours de grève par la Cnas, des circonstances politiques majeures peuvent conduire le comité de gestion à proposer au Conseil national confédéral une prise en charge exceptionnelle – comme cela fut le cas en 2023 lors de la mobilisation contre la réforme des retraites, ce que précise désormais l’article 6.