La CFDT demande l’ouverture d’une négociation dans le secteur de la petite enfance

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iconeExtrait de l’hebdo n°3846

Alors que le secteur fait face à un déficit d’attractivité et à un manque de personnel, la CFDT demande l’ouverture immédiate d’une négociation réunissant État, employeurs et organisations syndicales afin d’éviter de mettre à mal la qualité des services rendus aux usagers.

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 25/10/2022 à 12h00

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© Côme Sittler/RÉA

« Les professionnels de la petite enfance n’en peuvent plus, et c’est tout le secteur qui est désormais en crise », alerte la Confédération, la CFDT-Santé-Sociaux, la CFDT-Services et la CFDT-Interco dans un communiqué commun. « La perte d’attractivité des métiers est devenue une réalité qui met en danger la qualité de l’accueil des enfants, les conditions et la qualité de travail des professionnels. Cela met aussi en péril l’accès au mode de garde pour les travailleurs qui doivent parfois faire le choix entre travailler et garder leur enfant faute de solution. »

Le ministre reconnaît un besoin d’au moins 10 000 professionnels

Jean-Christophe Combe, le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, le reconnaissait d’ailleurs sans détour le 22 septembre dernier lors du comité de filière « petite enfance » : il manque 10 000 professionnels « pour rétablir dans des conditions de travail normales notre capacité théorique d’accueil actuelle ». C’est pour alerter sur cette situation et l’épuisement des personnels que la CFDT-Interco avait d’ailleurs appelé les agents de la petite enfance à la mobilisation le 6 octobre dernier.

« La CFDT attend des engagements concrets pour répondre à l’objectif annoncé d’un service public de la petite enfance, insistent les signataires. Alors que le ministre a déclaré que l’État serait prêt à accompagner le secteur, en garantissant notamment des revalorisations salariales, la CFDT dit “chiche” ! » Appelant les différents acteurs à prendre leurs responsabilités et à passer du dire au faire, elle demande l’ouverture d’une négociation entre organisations syndicales représentatives, organisations représentatives des employeurs des secteurs privés lucratifs, associatifs et publics, « afin d’éviter le morcellement des négociations, de chercher les harmonisations et de donner le cadre d’une reconnaissance de ces métiers indispensables ».