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La CFDT de Weleda arrache un PSE digne pour les salariés

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iconeExtrait de l’hebdo n°3857

Depuis le 4 juillet et l’annonce d’un PSE par la direction, la section CFDT se battait sans relâche pour obtenir les conditions les plus favorables aux salariés… tout en veillant aux conditions de travail de ceux qui restent. Cette pugnacité a abouti à la signature d’un accord fin 2022.

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 17/01/2023 à 13h00

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© Weleda - DR

« Après plusieurs mois de travail intense et des mobilisations sans précédent chez Weleda, la CFDT a signé et rendu valide l’accord pour le plan de sauvegarde de l’emploi, qui devrait concerner 127 salariés sur 280 », détaille Marie-Christine Lebreton, déléguée syndicale CFDT de l’entreprise suisse. Cet accord, signé le 7 novembre 2022, a été obtenu de haute lutte par la section CFDT (elle compte cinquante adhérents) et grâce à cinq mouvements de grève massivement suivis par les salariés entre les 7 juillet et 20 octobre 2022. Ce plan se traduit notamment par la fermeture de la production à Huningue (Haut-Rhin), de l’Espace Weleda à Paris et de l’arrêt total des activités de visiteurs médicaux.

Le poids de la section CFDT, un élément déterminant

En l’espèce, l’accord contient un budget formation revu à la hausse et des conditions de reclassement améliorées : le congé de reclassement peut ainsi aller jusqu’à vingt-quatre mois et être assorti de trois mois supplémentaires si les salariés n’ont pas trouvé de travail. En parallèle, une cellule psychologique a été mise en place. Enfin, les salariés pourront bénéficier du paiement de toutes les heures de grève de juillet à octobre ainsi que d’indemnités supralégales doublées par rapport au projet initial de la direction (de 15 000 à 30 000 euros par personne et jusqu’à 35 000 euros pour les plus anciens).

« Si le préjudice reste immense et ne sera jamais complètement réparé vu l’engagement des salariés, nous pouvons être fiers de ce que nous avons obtenu, poursuit la déléguée syndicale. Je le dis et le répète, notre poids [la CFDT est première organisation syndicale] et notre nombre ont été déterminants pour peser dans les négociations. »

Premiers licenciements le 1er février

Les premiers licenciements seront effectifs au 1er février. Aussi, la section poursuit son action d’accompagnement au plus près des besoins et des attentes des collègues. « Surtout, nous continuerons de jouer notre rôle au sein de l’entreprise et de nous battre aux côtés des salariés qui resteront en poste ; nous serons particulièrement vigilants sur les conditions de travail », insiste Marie-Christine.