La CFDT-Agri-Agro égrène ses priorités pour 2022

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iconeExtrait de l’hebdo n°3808

La fédération vient de tenir sa conférence de presse de rentrée. C’était l’occasion de faire le point sur les revalorisations salariales obtenues dans certaines branches mais aussi d’évoquer des revendications. La CFDT-Agri-Agro profitera de sa présence au Salon international de l’agriculture, du 26 février au 6 mars, pour poursuivre sa campagne de labellisation sociale “Du social dans mon assiette !”.

Par Emmanuelle Pirat— Publié le 25/01/2022 à 13h00

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© CFDT-Agri-Agro

1. Un article spécifique est consacré à la PAC dans le no 480 (février 2022) de CFDT Magazine, rubrique « Éclairage ».

Ce lundi 24 janvier, la CFDT-Agri-Agro avait plusieurs motifs de satisfaction à partager, lors de sa conférence de presse de rentrée, du pouvoir d’achat des salariés agricoles à l’inscription dans la future Politique agricole commune de conditionnalités sociales1, qualifiée d’« avancée historique ». En ce qui concerne les négociations salariales, la satisfaction était toutefois nuancée. « Dans de nombreuses branches, où aucune revalorisation n’avait été accordée depuis des années, nous partions de loin », note le secrétaire général Fabien Guimbretière, en évoquant le cas de la branche des industries de la volaille, qui détenait le record de « douze niveaux de salaires en dessous du Smic » avant que les négociations ne débouchent, ce week-end, sur un accord signé par la CFDT. « Un petit pas, certes très modeste, mais qui doit être souligné. »

Des négociations difficiles à mener

Dans la branche de l’artisanat alimentaire (boucheries, charcuteries, boulangeries et pâtisseries artisanales), qui s’est engagée à relever les minima conventionnels, ou celle des exploitations forestières et des scieries agricoles – où les négociations ont abouti à une revalorisation des salaires (entre 3,1 % et 3,3 % pour les ouvriers et agents administratifs à bas salaires, ce qui représente de 578 à 1 567 euros par an d’augmentation) –, la fédération a montré un certain satisfecit. Mais « cela n’a pas été simple, et certaines branches refusent encore de jouer le jeu », tempère Fabien. À ce sujet, la fédération n’entend rien céder et ne se contentera pas d’augmentations de salaire. « C’est également sur l’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance des compétences, en réfléchissant à des parcours professionnels, qu’il faut travailler », insiste le secrétaire national Franck Tivierge.

Des problèmes de recrutement à résoudre

À propos de l'auteur

Emmanuelle Pirat
Journaliste

Les difficultés de recrutement dans le secteur agricole et agroalimentaire (60 000 emplois non pourvus chaque année) ne pourront trouver de solution qu’en apportant une réponse globale incluant des salaires décents, des conditions de travail améliorées et une attractivité des métiers renforcée. La CFDT-Agri-Agro va continuer d’interpeller le patronat mais aussi les politiques – y compris les candidats à l’élection présidentielle – depuis le Salon de l’Agriculture, qui aura lieu du 26 février au 6 mars. Elle y poursuivra son travail de sensibilisation en faveur de la création d’un label social via sa campagne « Du social dans mon assiette ! ».