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Extrait de l'hebdo n°4018
Au terme de deux jours d’interventions, le rapport d’activité de la mandature a été adopté à 86,65 %. Dans sa réponse aux syndicats, Marylise Léon a réaffirmé les fondamentaux sur lesquels la CFDT entend s’appuyer pour engager la prochaine séquence, marquée, entre autres, par l’élection présidentielle d’avril-mai 2027.

À la tribune, 71 militants et 62 militantes se sont succédé pour un total de 115 interventions (certaines ont été faites à deux voix). « Des interventions dont il ressort une évidence : nous sommes une organisation qui agit », a lancé Marylise Léon en entamant son discours de réponse. Victoires syndicales, fierté militante, mais aussi frustrations et difficultés : les interventions ont témoigné de quatre années intenses pendant lesquelles la CFDT a assumé sa place de première organisation syndicale de France. Le bilan est solide, comme le démontre le vote relatif au rapport d’activité, adopté à 86,65 %. « La CFDT a grandi pendant cette mandature, dans tous les sens du terme », a souligné avec fierté la secrétaire générale, rappelant combien la CFDT s’attache à défendre tous les travailleurs, qu’ils soient précaires, « essentiels », salariés des TPE, agents des fonctions publiques ou indépendants. Cette dynamique, portée activement pendant la mandature 2022-2026, ne devra pas ralentir à l’avenir, a tenu à rappeler la secrétaire générale. Et notamment en direction des agents des fonctions publiques : « Nous serons dans la rue le 29 septembre pour les salaires des agents publics », a d’ailleurs averti Marylise.

“Face à l’extrême droite, il n’y a pas d’espace pour la dispersion”
Le discours de réponse aux syndicats aura également été l’occasion de rappeler les fondamentaux de l’organisation, sur lesquels la CFDT s’appuiera afin d’aborder la prochaine séquence, marquée par l’élection présidentielle de 2027 – dont chacun connaît l’enjeu crucial. « Sur la question d’un dialogue avec les élus d’extrême droite, je l’ai dit lundi, et je le redis aujourd’hui, sur le terrain des valeurs contraires à nos statuts, il n’y a pas de compromis possible, a lancé la secrétaire générale sous un tonnerre d’applaudissements. Rencontrer les élus d’extrême droite, c’est la certitude de les voir instrumentaliser les situations que vivent les travailleurs et les travailleuses, pour les monter les uns contre les autres. Ce qu’ils veulent, c’est une photo ou un plateau télé avec la CFDT, pour nous diviser. » Or, « face à l’extrême droite, il n’y a pas d’espace pour la dispersion ».
Primauté de la justice sociale
Dans le monde tel qu’il vient, vertigineux à bien des égards (attaques contre la démocratie, réchauffement climatique, intelligence artificielle mais aussi vieillissement démographique et financement de notre modèle de protection sociale, etc.), la CFDT va avoir besoin de ce socle de fondamentaux. Un socle qui réaffirme la primauté de la solidarité, de la justice sociale, de l’action au plus près du terrain. En matière de pouvoir d’achat, la secrétaire générale a rappelé l’importance de se mobiliser pour de meilleures rémunérations, dans les entreprises et les branches, et à repousser « la fausse bonne idée » de l’indexation des salaires sur les prix, qui constituerait « un peu d’air dans les premiers mois et un plafond toutes les années d’après ».
La force du “nous”
Dans l’optique de préparer l’avenir, la CFDT pourra compter sur « cette force du “nous” », que la secrétaire générale a salué au terme de son discours. « Nous, c’est ce que la CFDT sait faire et que peu savent encore faire : se parler sans s’invectiver, se diviser sans se déchirer, décider sans s’écraser. » Cette force du collectif et cette diversité qui font la richesse de la CFDT seront un roc précieux dans les mois et les années à venir.
