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Extrait de l'hebdo n°3994

Une nouvelle fois, après les révoltes de 2009, 2019, 2022, toutes réprimées dans le sang, le peuple iranien tente de briser le joug du régime des mollahs. Depuis près d’un mois, ce mouvement de protestation agrège toutes les strates de la société iranienne, tous les milieux sociaux, tous les âges, et il ne reste plus guère que 15 % de la population qui soutienne le pouvoir en place. À l’absence de liberté s’ajoute une crise économique sans précédent avec une inflation qui a dépassé 42 % pendant l’année 2025. Près de la moitié du peuple iranien vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, pendant que la corruption enrichit les gardiens de la révolution et les dirigeants iraniens.
En réponse à l’ampleur du soulèvement dans plus de 180 villes à travers tout le pays, qui réclame le départ d’Ali Khamenei et la fin du régime des mollahs, ce régime à bout de souffle entend se maintenir par la force et mène une répression féroce, sans doute la plus sanglante depuis 1979, année de la révolution islamiste iranienne. Depuis le 8 janvier et le black-out numérique qui a brouillé les accès à internet, la barbarie du pouvoir iranien s’est déchaînée, faisant plusieurs milliers de morts et plus de 20 000 arrestations.
Face à ce drame, face au courage des Iraniennes et des Iraniens massacrés mais qui se lèvent encore et encore pour se libérer de la tyrannie, l’Europe doit être à leurs côtés et peut agir. La CFDT soutient la demande d’inscription sans délai des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes et la saisie de tous leurs avoirs en Europe.