Hôpital : la CFDT demande l’ouverture de négociations sur l’organisation du travail

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Alors que les fermetures d’hôpitaux ou de services se multiplient, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, Ève Rescanières, secrétaire générale de la CFDT-Santé-Sociaux, et l’ensemble des secrétaires généraux des syndicats Santé-Sociaux ont publié une tribune dans le quotidien “Libération”. Ils interpellent le gouvernement et demandent aux directeurs d’hôpitaux de revoir le management et la gestion des ressources humaines.

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 08/06/2022 à 09h47

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© Fred Marvaux/RÉA

« L’hôpital vit dans le chaos. En vérité, il est tout simplement au bord du K.-O. et la pénurie de personnel médical et paramédical va durer, alerte la CFDT dans une tribune publiée le 7 juin dans Libération. Nous ne la résoudrons pas à coups d’injonctions ou par des solutions de court terme que nous connaissons et qui n’ont jamais fait leur preuve. »

Tweet de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT

Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, a lancé une « mission flash sur les urgences », les signataires considèrent que « le temps des enquêtes est dépassé. Le diagnostic est posé depuis des années sur le malaise vécu par les personnels de nos hôpitaux publics ».

Un attrait pour le métier dégradé

Si le Ségur de la santé a apporté une première réponse au mal-être des personnels, il ne s’agissait que d’une étape selon la CFDT, qui demande l’ouverture de négociations relatives à l’organisation du travail. Les professionnels, chroniquement en sous-effectif, craignent que l’attrait pour le métier, déjà abîmé, ne soit d’ici peu totalement anéanti. « Les centres de formation aux métiers du soin ne font plus le plein, les jeunes professionnels fuient rapidement les conditions de travail qu’ils subissent dès leur premier poste et ceux dont la carrière est déjà bien avancée se demandent combien de temps encore ils pourront tenir. Nous ne traverserons pas cette nouvelle crise sans renforcer les liens du travail, sans une meilleure reconnaissance des professionnels. »