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Gaza : l’intersyndicale écrit au président de la Répubique

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Le 28 juillet, cinq syndicats, dont la CFDT, ont adressé un courrier au président de la République. Si le quintet salue l’annonce par Emmanuel Macron de la reconnaissance de l’État de Palestine, il l’exhorte à agir pour mettre fin aux massacres en cours à Gaza et à faire respecter le droit international.

Par Guillaume Lefèvre Publié le 29/07/2025 à 11h26

« L’inaction politique n’a que trop duré. Il faut imposer un cessez-le feu immédiat, le retour à une aide humanitaire exercée par des professionnels. Seules des sanctions pourront mettre fin à la fuite en avant meurtrière du gouvernement de Benyamin Netanyahu », écrivent Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, et ses homologues de la CGT, de l’Unsa, de Solidaires et de la FSU, dans un courrier adressé au président de la République.

L’annonce de la reconnaissance de l’État de Palestine par Emmanuel Macron, le 24 juillet dernier, et les propos de Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, lors de la Conférence sur une solution à deux États, sous l’égide de l’ONU, qui s’est tenue à New York les 28 et 29 juillet, vont dans le bon sens mais ne sont qu’une première étape. « Nous saluons votre annonce de reconnaître l’État de Palestine lors de l’assemblée générale des Nations unies. Nous souhaiterions même que cette reconnaissance intervienne sans délai alors qu’elle disparaît sous nos yeux, insistent les signataires. Le droit international ne recommande pas d’agir, il l’exige. L’inaction est une complicité, et l’absence de sanction vaut approbation de la politique que mène le gouvernement israélien, à Gaza d’abord mais aussi en Cisjordanie. »

Le pire scénario de famine dans la bande de Gaza

« Les destructions systématiques rendent le territoire de Gaza invivable pour les habitants. Les massacres de la population civile sont insupportables et inacceptables et doivent cesser. […] Au-delà d’une guerre asymétrique, c’est une stratégie de famine comme arme de guerre et de déplacements forcés [en cours et documentés par les Nations unies] », condamnent les cinq syndicats.

Les données du rapport dit « cadre intégré de la classification alimentaire » – une échelle mondiale commune qui permet de classer la gravité et l’ampleur de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition –, publiées ce mardi 29 juillet sont, hélas, particulièrement…

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