Enfin, les salaires revalorisés à l’EFS

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iconeExtrait de l’hebdo n°3846

Après deux ans de mobilisations et d’actions, la CFDT de l’Établissement français du sang a obtenu et signé un accord le 14 octobre. Outre une revalorisation de la valeur du point de 3,5 %, il prévoit entre autres une hausse des indemnités d’astreintes et de la prime mobilité.

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 25/10/2022 à 12h00

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© Frédéric Maigrot/RÉA

« La CFDT a fait bouger les lignes et obtenu de nouvelles revalorisations. L’action syndicale paye », réagit Benoît Lemercier, délégué syndical central de l’EFS, au lendemain de la signature du protocole d’accord. « Enfin ! », pourrait-on ajouter. Collectes annulées, manque d’effectifs, conditions de travail dégradées, déficit d’attractivité… : cela faisait deux ans que la CFDT et les salariés se mobilisaient sans relâche pour faire prendre conscience à l’ensemble des acteurs concernés des menaces pesant sur la pérennité de l’établissement public.

Ils ont multiplié les mouvements de grève et les interpellations des députés et sénateurs. « Nous n’avons rien lâché, c’était vital, autant pour les salariés que pour les missions de service public de l’établissement. » Avec, à la clé, des avancées notables obtenue par la seule CFDT (l’unique organisation signataire de l’accord). Un succès évidemment salué par Laurent Berger : « La CFDT de l’EFS se bat depuis des mois pour une reconnaissance des travailleuses et travailleurs de cet établissement. Bravo à toute l’équipe ! Nous continuerons notre combat pour que l’EFS réponde à sa mission de service public avec des salariés nombreux et valorisés. »

1 200 euros au minimum de plus par an pour 5 000 salariés

Dès le 1er novembre prochain, la revalorisation de la valeur du point de 3,5 % entraînera une hausse de 1 200 euros bruts au minimum par an pour 5 000 salariés de l’établissement. Les montants de l’indemnité de froid, des astreintes en semaine, des astreintes de week-end ou de la prime mobilité sont eux aussi revalorisés. L’accord prévoit en outre des engagements pour 2023 : une majoration du travail le samedi de 15 % et la mise en place du forfait mobilité durable. L’année prochaine, le sujet de la négociation du Cesu1 jusqu’aux 6 ans de l’enfant sera sur la table (une demande CFDT), sachant que la garde d’enfant pose problème à de nombreux salariés.

« On avance petit à petit, mais c’est loin d’être fini, insiste Benoît Lemercier. L’EFS reste en grande difficulté, tant financière qu’en matière de ressources humaines. Nous allons devoir maintenir nos efforts pour sauvegarder notre modèle éthique transfusionnel. » L’année 2023 s’annonce tendue… mais les salariés peuvent compter sur la CFDT.