Des NAO sous pression chez Bonduelle

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icone Extrait de l'hebdo n°3998

Le 11 février, l’intersyndicale du groupe Bonduelle organisait une mobilisation devant le siège de Villeneuve-d’Ascq (Nord) afin de mettre la pression sur la direction à l’occasion des négociations annuelles obligatoires. La CFDT a fini par signer, déplorant toutefois une politique de moins-disant salarial.

Par Emmanuelle PiratPublié le 17/02/2026 à 13h00

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Mettre la pression. C’est ce que souhaitait la CFDT du groupe Bonduelle, face aux propositions de la direction jugées très insuffisantes lors des NAO. Le 11 février, une mobilisation conduite en intersyndicale s’est donc tenue devant le siège du groupe, à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Les délégués des autres sites du groupe ont fait le déplacement afin de soutenir le mouvement sous les fenêtres de l’entreprise.

Au même moment, quelques étages plus haut, la réunion était tendue : la direction est restée campée sur sa proposition d’une augmentation générale de 1 %, individuelle de 0,2 %, et une prime de 300 euros brut pour certains salariés ayant au moins dix-huit ans d’ancienneté.

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Une politique salariale indigne d’un groupe comme Bonduelle

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Emmanuelle Pirat
Journaliste

Tandis que deux autres organisations syndicales ont annoncé d’emblée leur décision de signer, la CFDT a choisi de consulter les salariés et ses instances fédérales. « Les avancées obtenues lors de cette intersyndicale sont bien en dessous des attentes. Notre organisation déplore une politique salariale au rabais qui n’est pas digne d’un groupe international comme Bonduelle », a indiqué Guillaume Declerck, le délégué syndical central CFDT. Mais, « vu le contexte, même une augmentation modeste n’est pas négligeable aux yeux des collaborateurs. Beaucoup nous ont fait part de leur attente d’un résultat concret et immédiat. Avec ce constat grandissant de la difficulté de chacun à boucler ses fins de mois, la CFDT a choisi d’agir en responsabilité en acceptant cette dernière proposition. »