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Complémentaires santé et prévoyance dans la fonction publique, c’est acté !

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iconeExtrait de l’hebdo n°3761

« Plus de solidarité, moins de renoncement aux soins de la part des agents. Des avancées portées de longue date et une nouvelle étape franchie. »

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 21/01/2021 à 11h19

La participation financière obligatoire des employeurs publics à la protection sociale complémentaire des agents permettra d’éviter des renoncements aux soins de plus en plus fréquents et d’améliorer leur pouvoir d’achat.
La participation financière obligatoire des employeurs publics à la protection sociale complémentaire des agents permettra d’éviter des renoncements aux soins de plus en plus fréquents et d’améliorer leur pouvoir d’achat.© Michel Gaillard Réa

Ainsi a réagi Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques, à l’adoption de l’ordonnance visant à rendre obligatoire la participation financière des employeurs à la protection sociale complémentaire des agents publics par le conseil commun de la fonction publique (CCFP), le 18 janvier. Avant le 1er janvier 2026, plus de 5 millions d’agents publics des trois versants de la fonction publique (de l’État, territoriale et hospitalière), quel que soit leur statut (fonctionnaire, contractuel, apprenti, magistrat…) bénéficieront progressivement d’une couverture complémentaire en santé et prévoyance prise en charge par leur employeur.

« C’est pour les agents la garantie d’être mieux protégés et de voir leur pouvoir d’achat s’améliorer. » C’est également une reconnaissance que les employeurs publics doivent aux agents pour l’engagement sans faille dont ils font preuve lorsqu’il s’agit de mener à bien leurs missions de service public. Cet engagement est d’ailleurs reconnu et salué par les usagers, comme le montre le dernier baromètre des résultats de l’action publique publié le 13 janvier (76 % des usagers se disaient satisfaits en décembre 2020, contre 72 % trois ans plus tôt).

La route est encore longue

« En lien avec l’ordonnance sur la négociation collective, l’occasion sera aussi donnée aux organisations syndicales représentatives de prendre leurs responsabilités et de peser sur les employeurs – à tous les niveaux – pour s’engager au bénéfice des agents », se réjouit également la CFDT-Fonctions publiques. « Si les avancées sont indéniables, jusqu’à 2026, la route est longue… mais beaucoup moins raide ! », nuance Mylène Jacquot.

À propos de l'auteur

Guillaume Lefèvre
Journaliste

De fait, dans les semaines et les mois à venir, des négociations vont s’ouvrir dans chaque versant. Avec la « feuille de route » (un document de méthode destiné à identifier les thèmes et le calendrier du dialogue social) jointe à l’ordonnance, les employeurs publics devront confirmer les ambitions affichées. « L’ordonnance fixe un cadre à des négociations à venir, versant par versant, d’abord, et, ultérieurement, en proximité directe avec les employeurs. Ce document de méthode devra être respecté. Nous y veillerons », prévient la CFDT-Fonctions publiques.