Commerce alimentaire : nouvelle occasion manquée pour les salaires

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iconeExtrait de l’hebdo n°3822

Par Fabrice Dedieu— Publié le 03/05/2022 à 12h00

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© Pierre Mérimée/RÉA

La revalorisation des bas salaires devra encore attendre. Depuis le 1er mai, les taux horaires des six premiers échelons de la grille des salaires minimaux de la branche du commerce à prédominance alimentaire sont au Smic, annihilant toute forme de progression dans la carrière des caissiers et des employés de rayon, salariés considérés « essentiels ». Et le récent accord sur les salaires de la branche – dont la date limite de signature était fixée au 13 avril – n’a rien changé.

600 000 salariés

« À une semaine près, on aurait pu régler ce problème », regrette Élisabeth Santos-Séco, secrétaire nationale à la CFDT-Services chargée du suivi de cette branche, alors que l’annonce du taux définitif d’augmentation du Smic a été faite le 15 avril. La balle est renvoyée dans le camp de l’organisation patronale du secteur. « Elle pouvait repousser la fin de la négociation ou, pour une fois, s’engager sur un coup de pouce. Elle n’a choisi aucune de ces options. Pour nous, le compte n’y est pas. » Deuxième organisation syndicale de cette branche qui compte plus de 600 000 salariés, la CFDT a donc décidé de ne pas signer cet accord.