Réunis pour une sixième séance de négociation sur l'assurance-chômage, les partenaires sociaux entamaient le 9 janvier l'épineux sujet des contrats courts. Le patronat qui refuse toujours le bonus malus, veut recentrer les discussions sur les causes de la précarité. Les organisations syndicales, elles, demandent du concret.

Le clash n’a pas eu lieu. La sixième séance de la négociation d’assurance chômage du 9 janvier, consacrée aux contrats courts, était très attendue. Elle n’aura pourtant pas permis de trouver des pistes de régulation. Après cinq heures de discussions musclées, syndicats et patronat se sont quittés en décidant de se revoir le 22 janvier. L’occasion d’avoir « enfin un vrai débat contradictoire sur la pertinence du bonus-malus ». Le patronat s’est engagé à transmettre un document de synthèse chiffré d’ici là. « La bonne nouvelle c’est que le bonus-malus n’est pas été enterré », résume la CFDT.
La question électrise les négociations d’assurance chômage depuis plusieurs années. Jusqu’alors, le patronat s’appuyait sur les travaux en cours dans les branches pour échapper à une quelconque responsabilisation des employeurs. Mais le bilan des négociations de branche est « très maigre », jugent les syndicats. Seules six branches (remontées mécaniques, propreté ou import export) ont abouties à un accord. Les secteurs les plus concernés (restauration, médico-social etc…) n’ont même pas négocié.
Une voie alternative
Comment alors aborder cette question explosive le 22 ? Le patronat dit vouloir « s’intéresser aux faits générateurs plutôt qu’aux conséquences pour l’assurance…