Assurance-chômage : La négociation démarre abonné

Réunis le 9 novembre pour relancer une énième fois les discussions sur l’assurance-chômage, les partenaires sociaux ont consacré l’intégralité de la première séance à discuter de la philosophie et de l’architecture du régime. 

Par Anne-Sophie BallePublié le 09/11/2018 à 21h13

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L’articulation entre la solidarité et l’assurantiel, récemment remise en cause par la décision de l’exécutif de remplacer l’intégralité des cotisations salariées par de l’impôt (CSG), impose de réfléchir à un nouveau modèle, où chacun (État comme partenaires sociaux) prendrait ses responsabilités.
Réaffirmant son attachement au système assurantiel et contributif « tel qu’il prévaut depuis 1958 », le Medef a donc proposé de discuter d’une nouvelle architecture du régime, une architecture à deux étages. Une base forfaitaire pouvant aller jusqu’à un maximum de 500 euros, à la main de l’État (financée par la CSG), à laquelle s’ajouterait un second socle financé par les cotisations employeurs.

Une proposition floue

Si la CFDT se dit prête à étudier les différents schémas d’une allocation globale assurantielle à deux étages, le caractère forfaitaire pose problème, résume sa cheffe de file, Marylise Léon. « Celui-ci ne répond pas à l’esprit de l’assurance-chômage, à savoir un revenu de remplacement déterminé en cas de perte d’activité. » Elle pointe également le sujet de la gouvernance. Pas question de recréer l’étanchéité totale qui a prévalu dans les années 70 quant à la répartition des rôles entre l’État et les partenaires sociaux. « Il faut de la coordination dans la définition des règles […].…

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