Assurance-chômage : la confrontation des logiques abonné

Une quinzaine de pistes patronales ont été examinées lors de la 8e séance de négociation d’assurance-chômage, consacrée aux contrats courts. Sans parvenir à convaincre les organisations syndicales.

Par Anne-Sophie BallePublié le 22/01/2019 à 20h25

image

Deux semaines après avoir demandé un délai supplémentaire aux organisations syndicales pour présenter des « pistes alternatives au bonus-malus », les propositions patronales sur les contrats courts étaient très attendues ce 22 janvier. La veille, le patronat (Medef, CPME, U2P) avait adressé aux syndicats une note sur « la fausse piste du bonus-malus » pointant notamment les effets pervers d’une telle option pour les entreprises et pour l’activité économique. Pour la CFDT, c'est là une vraie différence d’approche philosophique. « Ce document ne présente que le caractère punitif du bonus-malus sans jamais faire référence à la question des relations suivies avec l’employeur ni aux secteurs d’activité qui se sont structuré au fil des ans sur l’enchaînement de contrats très courts. On n’est pas dans le domaine du débat concret mais dans le débat idéologique et les postures », s’est emportée Marylise Léon, cheffe de file CFDT.

Les pistes patronales


L’accord intermittents signé à l’unanimité

Un peu plus tôt dans la journée, la CFDT a annoncé sa volonté de signer l’accord professionnel sur les intermittents du spectacle, dont les négociations se déroulaient en parallèle depuis le 7 janvier. L’accord, unanime, prolonge jusqu’à 2020 les dispositions en vigueur contenues dans l’accord d’avril 2016, le manque de recul sur les effets de la mise en place de l’accord 2016 ne permettant pas « une évaluation chiffrée et stabilisée », qui ne devrait être disponible qu’à l’automne 2019, précise la CFDT Communication Culture Conseil dans un communiqué. L'accord doit maintenant être examiné par les partenaires sociaux au niveau interprofessionnel, et surtout recevoir l'aval du gouvernement.

En séance, pas de texte martyr mais 12 propositions patronales mises au débat, « Avec, chaque fois, l'objectif de regarder en quoi on améliore la vie des salariés concernés,» a pris soin de préciser Hubert Mongon (Medef). Parmis ces pistes, on retrouve pêle-mêle la suppression du délai de carence entre deux CDD, l’assouplissement de la durée des contrats courts, ou encore l’élargissement du recours aux heures supplémentaires pour les temps partiels… autant de lignes rouges pour la CFDT. « Et rien qui ne permette de lutter contre la…

Pour continuer de lire cet article, vous devez être abonné.

s'abonner

Déjà abonné ?  Connectez-vous