Après deux années de gel, un accord salarial dans la branche Bureaux d’études techniques !

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iconeExtrait de l’hebdo n°3819

Par Emmanuelle Pirat— Publié le 12/04/2022 à 12h00

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© F3C-CFDT

Il aura fallu toute la détermination de la CFDT et une bonne dose de patience, mais, après deux années blanches, les représentants patronaux ont finalement accepté de mettre la main à la poche. Alors que, lors des premières séances de négociation, les propositions patronales atteignaient à peine les + 0,5 %, la CFDT a fait preuve d’une combativité qui a permis d’aboutir à de véritables augmentations : les Etam (employés, techniciens et agents de maîtrise) bénéficient d’une augmentation de 4,9 % pour le premier niveau, de 3,5 % pour le deuxième niveau et de 2,5 % pour les autres niveaux. En ce qui concerne les cadres, tous les niveaux sont réévalués de 2,5 %.

La F3C encourage le partage de la richesse dans les entreprises

« Un tel accord a comme vertu principale de garantir aux entreprises non couvertes par des accords d’entreprise, ou n’ayant pas de représentant du personnel, une progression salariale visant à réduire les impacts de l’inflation », explique Marie Buard, secrétaire générale adjointe de la Fédération Communication, Conseil, Culture (F3C) et négociatrice « Désormais, nos représentants syndicaux vont pouvoir s’appuyer sur ces minima de branche pour construire leurs revendications salariales, en fonction de leur contexte économique », ajoute la fédération. Pendant la crise Covid, un grand nombre d’entreprises de la branche ont eu une activité économique très soutenue, et des résultats à la hauteur. Raison de plus pour que les salariés bénéficient eux aussi de ces bons résultats. Rappelons qu’avant cet accord, certains minima de branche étaient inférieurs au Smic.