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Extrait de l'hebdo n°4032
Réunis le 14 octobre dernier, les membres du conseil d’administration de l’Agirc-Arrco ont validé une revalorisation de la retraite complémentaire de 1,4 %. Bien que signataire, la CFDT regrette la frilosité du patronat.

Alors que la revalorisation ou le gel des retraites du régime général est en discussion au Parlement jusqu’à la fin de l’année, les partenaires sociaux, eux, se sont mis d’accord sur une revalorisation des retraites complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco) de 1,4 % au 1er novembre 2026.
Chaque année, le conseil d’administration du régime doit en effet s’entendre sur la revalorisation des pensions selon une règle très précise fixée dans un accord de pilotage de 2023. Selon cette règle, le montant de la retraite complémentaire doit évoluer au niveau de l’inflation moins 0,4 point. Le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco dispose ensuite d’une marge de manœuvre comprise entre – 0,4 point et + 0,4 point mais ne peut revaloriser les pensions d’un montant supérieur à l’évolution des salaires. En conséquence, la revalorisation des complémentaires pouvait osciller cette année entre 1,2 et 1,9 %, l’inflation pour 2026 étant estimée à 2 % et l’évolution des salaires à 1,9 %.
La CFDT a défendu une hausse maximale
Pendant toute la discussion, la CFDT aura défendu une hausse de 1,9 % car le montant des réserves financières du régime le permet. En effet, le niveau des réserves projeté à quinze ans est d’environ 87 % d’une année de versement des pensions – contre un taux de 50 % exigé par le fameux accord de gouvernance de 2023. Le patronat, de son côté, souhaitait une augmentation minimale vu le contexte économique défavorable.
L’atterrissage s’est finalement concrétisé à 1,4 % – un choix responsable selon la CFDT, qui souhaitait un accord afin d’éviter un nouveau gel des retraites complémentaires dans une période compliquée pour le pouvoir d’achat et alors que le gouvernement annonce vouloir geler les retraites du régime général (à partir de 1 250 euros) l’année prochaine.
La CFDT regrette toutefois l’extrême prudence de la partie patronale et lance un avertissement : « Les partenaires sociaux doivent être au rendez-vous de la prochaine grande échéance de l’Agirc-Arrco, à savoir la renégociation, au plus tard au printemps 2027, de l’accord de pilotage qui va déterminer les nouvelles règles de revalorisation pour la période 2027-2030 », prévient Fabien Guimbretière, secrétaire national chargé du dossier retraites.