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Extrait de l'hebdo n°3970

Du 2 au 13 juin avait lieu la 113e Conférence internationale du travail (CIT), réunissant plus de 5 000 délégués représentant les travailleurs, employeurs et gouvernements des 187 actuels États membres de l’Organisation internationale du travail. Ce rendez-vous annuel, pilier du dialogue social tripartite, s’est tenu dans un contexte international troublé et tendu, marqué par des crises multiples et une remise en cause croissante du multilatéralisme. Plus que jamais, les enjeux de cette CIT étaient cruciaux pour les travailleurs, l’avenir du travail et la justice sociale.
L’adoption du budget de l’OIT pour les deux prochaines années a occasionné une offensive préoccupante. De nombreux États, avec le soutien, cette année, des États-Unis, ont conditionné leur approbation dudit budget à un recul concernant les programmes liés à la lutte contre les discriminations fondées sur le genre ou l’orientation sexuelle. Selon la CFDT, et le groupe des travailleurs à l’OIT, ce chantage inacceptable ne saurait être justifié par un quelconque relativisme culturel. Les droits humains – et ceux des travailleurs en particulier – sont universels et indivisibles. L’OIT doit rester un rempart contre toutes les formes de régression.
Malgré ces tensions, cette CIT aura permis des avancées concrètes grâce à l’adoption d’une convention internationale protégeant les travailleurs des dangers…