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Extrait de l'hebdo n°4009

La transposition de la directive sur la transparence salariale prend encore du retard, démontrant le peu d’empressement du gouvernement à avancer sur ce dossier. Ce texte vise à lutter contre les discriminations entre les femmes et les hommes mais aussi à réduire les inégalités salariales, en obligeant les employeurs à plus de transparence et plus de dialogue social. Cette directive, qui s’applique au secteur privé et aux fonctions publiques, améliore les dispositions françaises.
Malgré le lobbying agressif des organisations patronales visant à suspendre cette transposition, la Commission européenne a réaffirmé l’obligation pour les États membres d’avoir transcrit ce texte européen dans leur loi nationale avant le 7 juin 2026. Rappelons que la Confédération européenne des syndicats, avec la CFDT, a fortement pesé dans l’écriture de cette directive et pour son adoption par le Parlement européen. Mais, trois ans plus tard, les discussions autour des fonctions publiques piétinent.
Par ailleurs, le gouvernement semble vouloir introduire des clauses restrictives dans le projet de loi national, ce que la CFDT conteste. Notre position est claire : cette transposition doit être conduite dans les meilleurs délais, et elle doit être fidèle à la directive, faute de quoi la CFDT prendra toutes les dispositions utiles en vue de faire respecter le droit européen.